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A gauche : la quête de la vie, de l’amour. En un mot, du sacro-saint élément manquant. A droite : des développeurs submergés par le travail que leur procure la commande, contractée avec Gaumont Multimédia, d’un jeu « clés en main ». Au final : une adaptation très controversée d’un film qui fit exploser le box-office avec plus de 7,5 millions d’entrées en France. Mais que diable peut-on bien reprocher à ce titre si prometteur ? Tout simplement la qualité de son graphisme. Jugez plutôt : certains angles de vue -trop nombreux- vous laisseront percevoir comme un semblant de vide ! Quant à l’optimisation de l’accélération graphique 3D, elle reste ni plus ni moins inexistante. Certes, vous aurez le privilège d’incarner, au fil des missions, soit le tombeur de ces dames -j’ai nommé Korben Dallas- soit la femme-enfant Leeloo, moins candide que farouche finalement.
Toujours est-il que notre belle princesse aux ravissantes sangles blanches ne réussit pas pour autant à nous séduire par ses tours de taïkwando. Il faut avouer qu’affronter des casseroles articulées agréées « police » ou encore de colossaux jeunes sumotori casqués a de quoi vous déconcerter. En guise de consolation, sachez que la plupart des décors ont été calqués sur le film afin de conforter… le réalisme du jeu. Pour mieux vous en convaincre, Gaumont Multimédia a insisté pour que des extraits du long métrage soient intégrés au jeu.
Conclusion : The Fifth element constitue un exemple de premier choix pour les éditeurs qui désireraient à l’avenir se lancer corps et âme à l’assaut du marketing tout azimut.