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4
sur 5

Les tubes cathodiques rêvent-ils de moutons électriques? Une chose est sûre, dans Mechanic Escape, c’est bien de liberté qu’ils rêvent. Surfant sur la vague d’un Rayman en grande forme, les développeurs parisiens de chez Slak Games ont imaginé un jeu de plateforme 2D en forme de poursuite effrénée. Aux commandes d’une télé sur pattes (une cathodique, celle avec le gros derrière), le joueur s’engage ainsi dans une course contre le destin funeste que lui réserve une dictature technologique. Une référence à l’obsolescence programmée, véritable hantise du retrogamer? Quoi qu’il en soit, certains ennemis ressemblent à s’y méprendre à des écrans LCD fort belliqueux.

Au clavier ou à la manette, les mécaniques classiques du jeu de plateforme sont là : on saute, on double saute, on wall jump dans un seul but, aller d’un point A à un point B. Pour pimenter le tout, s’invitent quelques courses-poursuites des plus nerveuses au sein de chaque niveau, obligeant aux meilleurs réflexes pour fuir ces amas, souvent informes, de technologie. Et pas question de trébucher sur les obstacles barrant la route : un seul contact avec une embûche (ou votre poursuivant), et c’est l’implosion, retour à la case départ. Une formule punitive qui ravira sans conteste les vieux de la vieille et les masochistes, adeptes du « die and retry » (ou « trial and error », pour les réfractaires aux anglicismes fabulés par les journalistes français du jeu vidéo). Le titre de Slak Games, comme bon nombre de jeux indé, incite en effet à un apprentissage quasi-systématique des niveaux, pour espérer en voir le bout ; l’anticipation est clairement de mise, dans Mechanic Escape.

La difficulté peut pourtant s’avérer injuste avec cette inertie mal calibrée pour les sauts de M. TV: si les bonds lunaires du héros sont souvent bien utiles, ils se révèlent proprement foireux lorsqu’il s’agit d’atterrir précisément. Et de précision, bien entendu, vous en aurez besoin, pour un gameplay misant tout (ou presque) sur la vitesse d’exécution. Afin de collecter tous les petits homologues volants de notre héros (qui a dit lums?), et ainsi compléter un niveau à 100%, certains sauts doivent être exécutés au millimètre, sans compter sur des hitboxs pas permissives pour un sou. Au système de scoring des plus simplistes s’ajoute un chrono, pour lequel aucun temps de référence n’est malheureusement à battre : anecdotique, si ce n’est peut-être pour le speedruner qui sommeille en vous.

Mais ce qui fait la véritable force de Mechanic Escape, c’est qu’il ne prétend pas être autre chose qu’un jeu de plateforme old school. Sauter de lianes en lianes, être balloté dans tous les sens par des courants d’air, ou se faire torpiller par des canons propulseurs façon Donkey Kong, voilà un cocktail d’ingrédients qui fait mouche dès les premiers niveaux. Des niveaux, aux décors industriels colorés, qui ne s’avèrent jamais trop longs, et que l’on prend un plaisir fou à traverser à toute vitesse au rythme d’une musique rock synthétisée, punchy à souhait et retro juste comme il faut. Tatillon, on pourrait reprocher aux 80 tableaux d’être quelque peu répétitifs, au sein des 4 chapitres que propose le jeu. Mechanic Escape ne relève donc peut être pas du génie, mais a le mérite d’avoir été façonné par des amoureux du jeu de plateforme, tout comme le titre d’un certain Michel Ancel.

 

 

CONCOURS TERMINE:

10 clés Steam de « Mechanic Escape » sont mises en jeu.

Pour participer : envoyez un mail à communication@chronicart.com avec la mention « Mechanic Escape : je participe ».

Tirage au sort le 9 mai.

Les gagnants ont été contactés par mail.