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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Un peu à part dans l'oeuvre de l'auteur, ces récits rédigés entre 1946 et 1955 sont l'occasion pour ce grand contempteur des conformismes intellectuels de toute une tradition allemande de revenir sur une période trop souvent mythifiée.
Lutz Bassmann, aka Antoine Volodine, prolonge le dispositif post-exotique déjà en place : celui d'une littérature marginale, collective, cryptée, qui se déploie à travers de nombreux genres et se réclame de multiples auteurs, narrateurs et sur-narrateurs.
"Chut", c'est le dernier mot prononcé par la mère du narrateur avant que la porte du cagibi ne se referme, le laissant seul à survivre, unique résidu d'une famille raflée en juillet 1942. C'est aussi un excellent roman de Raymond Federman.
Le canadien aux origines écossaises, irlandaises et indiennes met toutes les cultures à l'honneur dans "Là-haut vers le nord", recueil de nouvelles passé un peu inaperçu.
Graham Masterton, Richard Laymon, Shaun Hutson et, ici, Jack Ketchum... Les classiques de l'horreur anglo-saxonne tendance dure des années 80 sont de retour chez Bragelonne, qui édite "Une Fille comme les autres" et réédite "Morte saison" de l'auteur américain.
Témoignage unique sur un siècle de destructions, les "Journaux de guerre" d'Ernst Jünger entrent aujourd'hui en "Pléiade". L'occasion de dissiper les derniers malentendus à son sujet ? Entretien avec Julien Hervier, directeur de cette édition.
Curieux petit roman que "L'Etreinte" de Martin Gülich, écrivain allemand souvent primé outre-Rhin, dont c'est le premier texte traduit en français. Curieux et en même temps déjà lu.
"God's pocket" est un récit de genre, de société, qui raconte la classe moyenne blanche de Philadelphie, coincée dans son quartier, sans désir d'en sortir, et sans guère de possibilité non plus.
Prix Akutagawa 2001, "Au-delà des terres infinies", l'oeuvre d'un moine zen, est un court roman qui s'offre aussi comme un concentré de spiritualité. On essaye ?
Pensée et style tortueux à souhait pour vivre dans le monde intérieur de Kafka, avec ses bizarreries, ses chemins sinueux. Pur joyau que ce "Journal intime", évidemment.
Quelques mois après la polémique provoquée par "Désenchantement de la littérature", Richard Millet en remet une couche dans "L'Opprobre". Opuscule politique rance d'un pessimiste aigri ou rafale littéraire sublime par un écrivain en guerre contre la bêtise ?
"La Réserve" est-il un bon roman ? Verdict difficile. Sa lecture laisse frustré, déçu de ne pas avoir été saisi par le feu d'un vrai récit. Surtout, on peine à croire aux personnages un brin caricaturaux...
"Le Degré suprême de la tendresse" se forge au gré de huit actes, huit pastiches qui rôdent autour de cette idée de virilité tombée à terre et confirment son talent d'écriture. Délirant et hypnotique.
Si l'on veut caractériser en un mot l'oeuvre de Bernard Desportes, ce sera bien "opacité" ; mais une opacité voulue, non accidentelle, comme c'est le cas dans "Une Irritation".
Difficile de résumer l'intrigue tarabiscotée de ce livre inclassable : technologie, divertissement, épidémies, religiosité... avec "Peste", Chuck Palahnuik signe quoi qu'il en soit le meilleur roman d'anticipation écrit depuis que J.G. Ballard radote.
"Tokyo année zéro" est un roman policier qui erre et enfile les poncifs sur le Japon anéanti par la bombe, où l'écriture de David Peace efface ce qu'il reste de relief à une histoire piétinante. Raté.
"Le sujet de ce livre, c'est l'amour". Micha Borisovich Vainberg est un Russe juif de 150 kilos pour pas loin de deux mètres ; "Absurdistan" est l'histoire de ses déconvenues amoureuses. Pas mal.
Après l'affligeant "Brune" (2006), Mano revient avec ces "Habitants", une comédie sociale trash plutôt bien intentionnée, avec un vrai regard satirique, mais qui, faute de moyens littéraires et à force de clichés, ne donne hélas rien de vraiment intéressant.
Mark McNay est un écossais pur jus et la lecture de son premier roman, "Un Jour sans", pourtant édulcoré de tout argot de Glasgow par la traduction, ne laisse pas le moindre doute à ce sujet. Rapide, fluide, brut, le texte se déroule avec une aisance étonnante.
Mark McNay est un écossais pur jus et la lecture de son premier roman, "Un Jour sans", pourtant édulcoré de tout argot de Glasgow par la traduction, ne laisse pas le moindre doute à ce sujet. Rapide, fluide, brut, le texte se déroule avec une aisance étonnante.
Chronic'art #45 (mai 2008) en kiosque Xiu Xiu au Point Ephémère Kling Klang à Mains d'Oeuvres Beppe Loda au Nouveau Casino
[09.05.08]
Mai 2007

Roberto Bolaño
Cormac McCarthy
Chuck Palahniuk