Mission : impossible - Protocole fantôme | Shame | Le Cheval de Turin | A Dangerous method | Take shelter | Hugo Cabret | Millenium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes | Carnage | J. Edgar | Les Lyonnais
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Révélé par le jeu « Game dev story », Kairosoft est le développeur japonais le plus prometteur de la scène des applications nomades, même s'il ne cesse de reproduire le même fascinant schéma d'un titre à l'autre. Celui d'un gestion-RPG mêlant le vertige des chiffres à une direction artistique kawaï, arcade et spectaculaire, avec pour ligne de fuite idéologique le réenchantement du système capitaliste.
Premier long-métrage depuis « Basse Normandie » (huit ans déjà), premier long-métrage de fiction depuis « Saint-Cyr » (douze ans) : c'est peu dire que le retour de la réalisatrice de « Peaux de vache » et « Travolta et moi » était attendu.
Chez Rabah Ameur-Zaïmeche, les affrontements contre les dragons du roi se résolvent en trois coups de mousquet, tiennent presque de l'allusion, de la résolution miraculeuse : l'action se décentre de la violence vers la lutte pacifique, la subversion saltimbanque, la poésie révolutionnaire...
Si Alexander Payne s'était contenté de désamorcer chaque situation pathétique par un comique in situ, des astuces et de l'invention, le film eut été autrement plus juste. Seulement, il n'est jamais franc dans le drame ; ici, c'est dans la forme de la comédie classique et une sorte de magie psychologique que se résolvent toutes les situations...
Quelque part en Asie du Sud-Est, Akerman adapte le premier roman de Conrad, l'histoire d'Almayer, Européen abandonné qui devient fou de douleur à l'idée d'être séparé de sa fille. Ici la mise en scène, si elle est toujours sidérante, s'éloigne de la rigueur géométrique pour un geste plus flottant, à la fois sublime et presque insoutenable d'angoisse.
Avec son héros omniscient et son intrigue brouillardeuse, « Sherlock Holmes 2 » fait mieux que s'inscrire dans le prolongement du premier opus en annonçant le programme haut et fort : ce cinéma n'est décidément plus affaire de personnages, d'intrigue, ou même de corps, seul lui importe désormais les mouvements aveugles de ses golems d'opérette.
La gueule carnassière de Rutger Hauer, coiffée d'un bonnet de gueux bien décidé à nettoyer sa bourgade au Winchester : il faut savoir garder son discernement devant une si douce promesse faite par cet « Hobo with a shotgun », à plus forte raison si elle est estampillée Grindhouse.
L'atmosphère crasseuse des salles d'arcade nous manque ; l'odeur du tabac et du métal des monnayeurs ; le toucher du stick et des boutons made by Sanwa. Et revoilà « Shinobi », cette fois-ci sur 3DS, et dont Griptonite Games ressuscite l'essence...
Sur les traces du quotidien heurté de Berl Pickett, médecin de proximité, adulte immature, séducteur local rattrapé par un passé chaotique, des aspirations singulières, des regrets lancinants, Thomas McGuane fait, avec « Sur les jantes », dans la farce sur fond de mélancolie bien tempérée. Tout appelle aux clichés d'une vie simple, à commencer par cette figure du bon docteur, doucement excentrique.
Beigbeder abuse d'une assurance tout risque, du confort habile qui consiste à se dédouaner en permanence de tout ce qu'il avance. La distance prise sur tout, même sur la proposition principale du film (l'amour qui durerait trois ans), adroite manière de ne rien dire, finit par irriter. Au fond, qu'attendre de plus de celui qui passe sa vie à ne croire en rien et à le dire ?
Originellement un duo composé de Matt Edwards et Serge Santiago surtout connu pour ses remixes de pointures pop comme Kylie Minogue, Tiga ou Fischerspooner... Quoique sorti tardivement en 2011, « Radio Slave works 2006 - 2010 » est le complément idéal de son jumeau « Misch Masch' » sorti sur le label Fine en 2007. Ruez-vous, c'est une heureuse surprise.
Dans « Duch », il y a quelque chose d'un hiatus monstre entre ce qui est dit et ce qui est montré. D'un côté, la facilité du bourreau à sourire et à s'esclaffer, sa voix onctueuse et coulante, sa présence digne, de l'autre ce que sa bouche dit, soit deux épaules malingres, étroites, une physionomie dérisoire ; de l'autre, l'énorme poids de la réalité génocidaire.
L'adaptation de « Millenium » par Fincher semblait à la fois une évidence, et la promesse, pour l'auteur de « Seven », d'un retour sur les terres du thriller horrifique. Mais « Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes » dissimule un programme plus secret, logé, pour la première fois chez Fincher, dans les yeux d'une jeune fille.
Connaissez-vous « le Bairro » ? De ce quartier imaginaire, « lieu où l'on tente de résister à la barbarie », l'un des écrivains portugais les plus considérables de sa génération, salué par des admirateurs du calibre de José Saramago, Alberto Manguel ou Enrique Vila-Matas, a décidé de faire un livre. Ou plutôt, une collection de livres, chacun dédié à un habitant...
Il y a deux ans, « Trine » se présentait comme un nouvel idéal de plateforme liant respect aux élémentaires du genre et reprise d'un héritage raréfié. Avec sa possibilité d'échanger, à tout moment, de personnage parmi trois classes, le jeu se réclamait de l'illustre « Lost vikings » et ses choix multiples. Qu'en est-il de l'opus 2 ?
Adaptation d'un livre de Serge Halimi qui fut beaucoup commenté, et dénonçait la progression étouffante des prescripteurs d'opinion dans les médias, ce documentaire se veut preuve par l'image, quinze ans plus tard, d'un état des lieux encore plus alarmant. Bon, soit.
« Il n'y a pas de rapport sexuel » n'a peut être rien à dire de neuf sur le porno, mais qu'importe, sa vocation est ailleurs. A partir de milliers d'heures de making of enregistrées par HPG sur ses tournages, Raphaël Siboni, vidéaste plasticien dont c'est le premier documentaire « traditionnel » élabore un pur film de montage, offrant un regard in situ sur une méthode de travail.
Slocombe brouille les pistes entre fiction et réalité en mêlant les personnages réels aux personnages imaginés. Au-delà de son aspect historique, toutefois, « Monsieur le Commandant » est d'abord et avant tout une tragédie familiale et amoureuse aux ressorts quasi oedipiens, ceux de l'inceste et de l'adultère.
Chris Gorak est hélas persuadé que l'innocent amour du Z et la nostalgie des années Reagan peuvent s'exprimer de la même manière. Reste qu'en dépit de ses défauts évidents, « The Darkest hour » pourra charmer par ses quelques idées de mise en scène, son kitsch assumé, sa plutôt bonne tenue globale.
Alors que l'espoir nous avait presque quittés, emporté par les grandes eaux d'« Au-delà », le grand Eastwood est de retour. Tout en s'inscrivant dans la lignée de l'histoire américaine racontée par papa Clint, « J. Edgar », consacré au fondateur du FBI, se démarque du lot.
Début 2007, la critique française accueille fraîchement « Les Contes de Terremer », la première réalisation de Gorô Miyazaki. Ampoulé, trop sage, le résultat déçoit jusqu'à son illustre père, qui sort durant la projection et se fâche durablement avec son rejeton. Désormais rabibochés, père et fils signent ensemble le très nostalgique « La Colline aux coquelicots ».
Nicolas Cage et le film ne sont pas faits l'un pour l'autre. Pas assez sale et décontracté pour que l'acteur y libère sa bizarrerie, mais pas assez audacieux non plus pour qu'il s'implique pleinement dans son rôle, le film mise tout sur un canevas de thriller plutôt osé, mais timidement exploité.
Transposé en jeu vidéo, le catch doit surmonter la dimension de simulation sportive pour toucher à sa réalité : celle du spectacle et des affects qui l'accompagnent. De cette réalité, « WWE 12 » dernière déclinaison en date de la série des « WWE Smackdown ! vs. raw », y transporte le joueur, mais vers sa désormais véritable scène : non plus le ring, mais ses coulisses.
Vous les attendiez, voici enfin les Tops 10 de l'année savamment et amoureusement concocté par votre serviteur. « Chronic'art » vous dit quoi retenir de 2011 : à voir, à écouter, à lire et à jouer ; c'est par ici que ça se passe, vous pouvez nous faire confiance !
Qu'on se rassure, Roland Emmerich n'en a pas fini avec les catastrophes. Petite pause à prétention intello dans le parcours du cinéaste, « Anonymous », traitant de Shakespeare, du théâtre et de l'Angleterre, précédera d'autres disaster movies américains, d'ors et déjà annoncés, genre dans lequel il s'illustre avec beaucoup plus de talent...
Chronique d'une apocalypse annoncée, qu'elle soit physique ou psychique, « Take shelter » ne choisit pas entre fantastique et naturalisme pour chercher l'angoisse d'une débâcle spirituelle ou économique, en tout cas humaine, dans le quotidien rural et « working-class » de l'Ohio. Chronique + entretien avec Jeff Nichols.
Si dans son ensemble le film de Cyril Mennegun parvient à rester à flot, c'est surtout grâce au magnifique personnage de Louise, ainsi qu'au regard à la fois juste et pudique porté sur lui par le cinéaste. L'ambitieux programme, ici, consiste précisément à zigzaguer entre les écueils de la sinistrose naturaliste...
Romancier à la cool (et de bon goût) et scénariste cinéma & TV pour « Les Experts », « Twin Peaks » et « Alf », la marionnette poilue extraterrestre bouffeuse de minous, Jerry Stahl nous avait confié avoir définitivement tourné la page de la dope... sauf que »Anesthésie générale » ne donne pas le sentiment d'un mec complètement clean, les yeux bien arrêtés en face des trous.
Enième variation sur le thème de l'innocence perdue, « Les Revenants » est un conte grinçant à la perversité étudiée, loin, très loin des « Twilight » et autres variations vampiriques, capable de relire les clichés les plus éculés pour mieux faire grandir un trouble insidieux, craqueler jusqu'aux façades les mieux établies de l'Amérique puritaine.
Le nouveau Balaguero (« Rec »), c'est « Amélie Poulain » à l'envers, ou plutôt mis totalement à nu, dépouillé du folklore et du flonflon, exhibant son intérieur anxiogène et horrifique. Amélie impose le bonheur comme César impose l'affliction, deux extrêmes pas forcément antinomiques. Un quasi miracle, en somme.
Classique du rétro gaming en free to play sur PC, « Cave story » revient sur 3DS après avoir déjà roulé sa bosse en téléchargement chez Nintendo. Opportunisme commercial ou sortie justifiée par la stéréoscopie de la console ? Un peu des deux...
C'est par un effet cheap, une pauvre panne d'électricité aux alentours, que se signale l'intervention divine, le grain de sel cosmique qui fait basculer la comédie dans le conte fantastique, sous-genre habituellement peu avare en subterfuges lumineux. Problème : ici, la pensée magique qu'il s'agit de réaliser est digne d'un enfant de cinq ans...
Il a beau régulièrement se vautrer dans les pires complaisances, le rock indé français chanté en anglais a encore quelques beaux rameaux pour lui, et des pépinières bien avisées où on les fait pousser avec amour. Aujourd'hui, c'est au tour d'« Actual fiction », dernier-né de The Patriotic Sunday.
Sur l'affiche du premier long-métrage des frères Foenkinos (David, auteur de best-sellers ; Stéphane, directeur de casting), la gorge svelte d'Audrey Tautou laisse attendre le spectacle courtois, le madrigal raffiné. Le titre, lui, repris du roman de David, est lancé au spectateur comme un programme. Voyons voir...
Bien qu'en droite ligne de la politique mainstream amorcée par Cronenberg depuis deux films (après « Spider » qui avait marqué comme le point limite de sa période la plus conceptuelle, celle de « M. Butterfly », « Crash » ou encore « eXistenZ », chefs-d’oeuvre des années 90), « A Dangerous method » trouble d'abord par l’apparence très propre, très apaisée de sa mise en scène...
Depuis qu'il a servi d'argumentaire théorique au journaliste David Keenan pour pondre son concept de « pop hypnagogique », James Ferraro semble être devenu l'Ubik de la musique de notre temps. Avec « Far side virtual », il nous délivre des sonorités synthétiques cristallines qui nous ramènent aux utopies génériques de la télévision du début des années 90. Attention, chef-d'oeuvre.
Pour le meilleur et le meilleur, deux side-projects légendaires des très dialectiques Autechre nous parviennent presque simultanément de deux extrémités de leur carrière : la toute dernière livraison en date de leur danseuse participative Gescom, et la réédition inattendue de « Lego Feet », leur graal de 1991.
Changement de décor pour le dernier film de Kaurismäki, qui, comme l'indique son titre, prend ses quartiers en France. Exotisme cache-misère pour auteur fatigué ? Pas vraiment, même si le cinéaste joue avec quelques clichés de chez nous (entre autre, une généreuse boulangère sortie des 40's)...
Etrangeté des quadrupèdes, âmes broutantes fondues dans les prairies du Montana : non, « Sweetgrass » n'est pas la variante américaine du « Quattro volte », cette rêverie calabraise habitée par des chevreaux très velus. Tout commence pourtant dans la même veine contemplative...
Du principe de vitesse et d'équilibre instable qui fait la marque de Sonic, « Sonic generations » en fait l'enjeu d'un débat entre Anciens et Modernes. L'occasion de revenir sur vingt ans d'une existence qui fut comme ses mondes, parcourue de pièges et de fulgurances.
La 26e édition du festival Entrevues de Belfort s'est déroulée du 26 novembre au 4 décembre 2011. On y était, et on a (presque) tout vu. Compte-rendu.
Un an après « Simon Werner a disparu », le film des sœurs Coulin s'engage à son tour sur la piste du teen movie américain, avec le même embarras, le même problème. Comment faire tenir l'Amérique dans le paysage français ? Comment faire cohabiter héritage naturaliste et appétit pour le mythe, pour la limpide universalité de la fiction adolescente américaine ?
Vingt ans après « Peu importe », Edward St Aubyn achève le quintet (largement autobiographique) des Melrose avec « Enfin », roman de la libération et du renouveau. Rencontre avec le plus fin des écrivains britanniques.
In extremis, le meilleur blockbuster de l'année. Le mieux nommé, aussi, ce qui n'a rien d'un détail. Pourtant dans le film, ce « protocole fantôme » est un intitulé un peu paradoxal : privant l'équipe de choc de Tom Cruise / Ethan Hunt de ses ressources logistiques, il la condamne à opérer à découvert, littéralement démasquée...
« A ce jour, le vibromasseur reste le sex-toy le plus vendu au monde », nous renseigne le dernier carton du film. Ses intentions s'affichent alors clairement : sous couvert de dramatique deluxe, revenir sur les origines d'un succès commercial, à la façon d'un reportage de « Capital »...
Déconfitures théorisantes, métafilms tortueux, pensums évasivement introspectifs : même certains vétérans du Nouvel Hollywood s'y sont cassé les dents. Voilà sans doute pourquoi Martin Scorsese laisse son costume de cinéphile furieux au vestiaire, et ruse en frappant là où ne l'attend pas.
Derrière Kuedo se cache Jamie Teasdale, moitié des fameux Vex'd. A priori, rien ne nous prédestinait à réévaluer aussi rapidement « Les Chariots de feu » de Vangelis. Mais dès « Visionning shared tomorrows », ouverture de « Severant », Paptahanassiou se rappelle à notre bon souvenir : il l'avait bien mérité, son Oscar de 1981...
Retour aux valeurs sûres. Redécouvrir aujourd'hui l'intégrale chronologique de Carl Barks (1901 - 2000), c'est un peu comme un rêve inespéré dont on ne mesure pas encore tout à fait la réalité, ni la somme astronomique qu'il nous faudra débourser pour pouvoir se l'offrir un jour.
On ne va pas en remettre une couche sur l'état maladif du film d'horreur français. Non que « Livide » s'impose comme une cure providentielle, mais ses symptômes sont d'un autre ordre. Bustillo & Maury avaient pourtant su, avec « A l'intérieur », susciter l'espoir d'une nouvelle promo de l'horreur hexagonale...
Qu'est-ce qui a bien pu pousser Polanski, juste après son étincelant « Ghost writer », à enchainer avec ce « Carnage » manifestement de circonstance, capable dans ses meilleurs moments d'une certaine vivacité mais tout de même, au final, franchement anecdotique ?
On passe difficilement après ses propres chefs-d'oeuvre sans ôter leur magie. Grand jeu catastrophe aux décors démentiels, « Uncharted 3 » a vu son destin dans le déroulé d'un mouvement parfait qui accomplirait sa quête cinématographique. Mais en concentrant ses efforts sur ce qu'il croyait être l'essence de son jeu, Naughty Dog a oublié l'essentiel.
Tourné en treize jours, lors de la post-production de son précédent « HA HA HA », le nouveau Hong Sangsoo tire un certain bénéfice de sa modestie. Celle d'un film s'offrant d'emblée comme très mineur, exprimant à peine plus que la compulsion de son auteur...
« Dernière séance » accentue, et déplace les précédents drames d'Achard, puisqu'il traite ni plus ni moins du serial killer à l'américaine, propose un audacieux croisement entre le film de genre (auquel il rend directement hommage) et le film d'auteur à la française, conjugue Renoir avec Hitchcock, Pialat avec Argento...
Jeux vidéo et cinéma : c'est, déjà, une vieille question, dont l'Atopic festival, en présentant les 14 et 15 novembre derniers au Nouveau Latina (Paris) une sélection de films « machinimas », offrait de prendre le pouls. Chronic'art y était, a vu les films. Compte-rendu.
Avant d'être un film sur l'évaporation de l'érotisme de la société et du cinéma actuels, « Shame » traite d'une addiction comme une autre. D'ailleurs, Steve McQueen assurait, dans l'interview qu'il nous a accordée (cf. Chronic'art #74), avoir eu comme influence principale « Le Poison », de Billy Wilder.
Avec cette 33e édition, le célèbre festival breton choppe l'âge du Christ. Y a-t-il eu des miracles ? Jean-Louis Brossard a-t-il marché sur l'eau ? Les galettes-saucisses on-t-elles été multipliées comme les petits pains en un autre temps ? Un reporter de Chronic'art est allé vérifier tout ça pour vous, au péril de sa santé !
Modern Love réédite ensemble « Passed me by » et « We stay together », les deux derniers EPs merveilleux du producteur anglais Andy Stott. Plus qu'une manière maline et détournée de les remettre sur le marché, une belle initiative qui honore la révolution intime d'un musicien jusque-là confiné au territoire des seconds couteaux.
Dans la lignée de « Modern warfare » et « Uncharted », « Need for speed : The Run » ambitionne de déployer toute une histoire pour intégrer une dimension de grand spectacle héritière du cinéma. Appliqué à la course, le jeu tient-il la route ?
[24.01.12]