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sur 5

(Éditions du Sextant Bleu, 145 F, 123 p.)

« La folie, c’est la mort avec des veines chaudes », ainsi parlait Xavier Forneret. Dans cette collection qui affiche par son intitulé des ambitions tout à fait légitimes, Les empêcheurs de tourner en rond, L’Art et la folie se devait d’y figurer. Les rapports de l’art et la folie, donc, cet état mental insondable, sont ici placés au cœur du sujet ; c’est celui des artistes avec la maladie à travers les âges. A ce titre, le texte de Sophie de Sivry et Laurent Beccaria, sans génie excessif, dresse un large panorama, en prenant appui sur des œuvres majeures (picturales, littéraires ou politiques), des représentations de la folie.

Tandis que le professeur Philippe Meyer s’attache, quant à lui, à son histoire. L’un comme l’autre présentent des qualités indéniables, ne serait-ce que pour les nombreuses références et citations d’auteurs (Michaux, Artaud, Büchner, etc.) qu’ils convoquent. Ainsi découvrons-nous au fil des pages, et grâce à une très riche iconographie, toute la complexité de ce mystère. Un ouvrage à conserver à côté de celles de Bataille, Artaud, et bien d’autres.

Seul regret : que cette publication par ailleurs si soignée présente Valery Larbaud (p. 76) avec un accent sur le e qui n’a pas lieu d’être.