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3
sur 5

Yoyo’s Puzzle Park est un jeu dans la plus pure tradition hardcore. Un jeu encore bouillant de la soupe originelle dont il vient de sortir. D’une appréhension infantile digne d’un Loadrunner ou d’un Puzzle/Bubble Bobble. Une plate-forme tactique en bitmap tout ce qu’il y a de plus désuet, archaïque, anachronique, suranné. Attention ! Que les 3Dphages et 2Dphobes gardent leur distance, ce jeu n’a aucune profondeur, aucun relief, nul intérêt pour leurs sens de mutants. C’est une vieille croûte anti-spectaculaire. Moi, j’aime bien gratter ces vieilles croûtes. Ça m’chatouille.

Qu’est-ce qu’il y a derrière celle-là ? Le Parc Nanoda est un parc à thèmes ; un parc d’attractions tellement attractif qu’un gros salopard du nom de Yoyo se l’approprie par la force. Le capitalisme sauvage n’aura-t-il donc jamais aucune limite ? Gussun et Oyoyo, deux employés dévoués partent donc à la reconquête du park. Car Nanoda doit rester un îlot, un bastion de liberté. Vous endossez l’apparence navrante d’un de ces deux persos. Les thèmes rencontrés passent par la jungle, un rollercoaster virtuel, un show musical, un milieu aquatique… Et le but y est de se débarrasser de plusieurs ennemis conçus sous tarpé bien chargé. En deux temps. Premier mouvement, on les assomme avec un middle-kick ou un pétard bien envoyé. Second temps, on les déflagre avec une bombe vivante qu’on aura trouvée à proximité. Simple comme bonsoir. Sauf que les décors n’y sont pas que pour décorer, mais encore pour hardcorer. Ainsi le plateau pourra tanguer, rouler, pivoter ou être sujet à une foultitude de modifs chiants et marrants.

Finissons-en. On n’est assurément pas en présence d’un nouveau Bomberman ou d’un Bust a move en puissance. On est devant un gentil tactic tictac game (puzzle+chrono) qui n’a pas grand chose pour lui, hormis moi et ma haine de plus en plus invétérée du marché actuel du jeu vidéo. Et même si l’originalité et l’effervescence ludique de Yoyo’s Puzzle Park ne cassent pas des briquets, quelqu’un pourrait-il me dire ce qu’un tel jeu a de plus inintéressant qu’un archi-énième Doomlike ou Wolflike ? A moins que le joueur ne prenne plaisir à tuer pour tuer, à voir du sang pour du sang, à être bluffé pour être bluffé ? Le joueur serait certes assez pignouf pour ça.