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3
sur 5

Le problème avec le tennis micro, c’est qu’on en fait assez rapidement le tour. Ce Great Courts 3e du nom ne faillit pas à la règle. Entraînement, compét’, tournoi, saison… simple, double, masculin, féminin, mixte… terre battue, gazon, synthétique, béton… toutes les options, toutes les possibilités habituelles sont au rendez-vous. On retrouve ici les 169 tournois internationaux dont les terrains ont plus ou moins bien été reconstitués. Au niveau des coups, c’est toujours assez réaliste et complet : lob, balle liftée, slice, amorti, tout est possible si l’on s’attarde plus ou moins sur les boutons (ou les touches) pour contrôler sa puissance de frappe en visant la bonne partie du terrain. Les parties solo vous opposent à 100 joueurs féminins ou masculins différents (dans les forces et les faiblesses) dirigés par l’ordinateur. Les parties à deux (voire à quatre en double) sont sans aucun doute plus intéressantes, mais on n’y passera pas la nuit. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour contenter le joueur et GC3 est probablement ce qui se fait de mieux actuellement dans le genre. Pourtant, rien n’y fait, terminer un match demande une bonne dose de patience. Difficile de finir un seul set pour tout dire…

Il en va, en revanche, tout autrement s’agissant des parties en réseau. Le voilà l’intérêt ! Car nos amis de chez Blue Byte ont de folles idées derrière la tête. Ce n’est pas de simples parties sans conséquence entre internautes dont il s’agit ici, mais d’une compétition planétaire et perpétuelle, classement mondial réactualisé toutes les 4 heures en prime !
Vous répartissez des points parmi les caractéristiques techniques et physiques de votre joueur, lui choisissez un nom et un maillot (dommage que l’on ne puisse pas aller plus loin dans la personnalisation) et le faites évoluer sur la Toile. Beau (mais onéreux) challenge.

Si la pratique offline est donc une affaire vite classée, gageons que GC3 online (Game, Net, match !) connaisse une tout autre destinée.
Enfin, vous l’avez noté, l’argument commercial qui tue, c’est Yannick Noah. On s’en cogne un peu, d’autant plus qu’on ne le retrouve nulle part ailleurs que sur le packaging. Mais ça devrait booster les ventes paraît-il… triste monde.