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sur 5

Relativement fun à deux avec l’accessoire adéquat -le faux-flingue optique Guncon 2 en lieu et place de la manette-, nettement plus chiant en solo le joypad à la main, les jeux de tir à trajectoire prédéterminée ont fait les beaux jours des salles d’arcade. Virtua cop, House of the dead, Time crisis, une belle brochette de shoots compulsifs à haute dose d’adrénaline qui, malheureusement, a fait son temps. Le concept ne bouge pas, n’évolue pas, toujours cette durée de vie atrophiée, ces cut-scenes affligeantes de débilité -mention spéciale pour les voix françaises ridiculement pompeuses-, le même gameplay usé jusqu’à la corde. Ce n’est pas Vampire night, pourtant réalisé par les concepteurs de la référence du genre, House of the dead, qui viendra démentir ce triste constat : le concept même du genre est complètement dépassé et obsolète, surtout sur les consoles de salon.

Même le plus acharné des défenseurs des jeux d’arcade devrait rester de marbre devant cet énième avatar de Virtua cop. Avec son imagerie gothico-matrixienne pour ado corbak, ses chasseurs inexpressifs en redingote de cuir noir, ses vampires « mecha »-nisés ou génétiquement modifiés, de la camelote SF régressive, Vampire night n’apporte rien de bien notable à un genre qui s’essouffle. Désolant d’un point de vue graphique -c’est laid, techniquement indigne de la PS2 et de très mauvais goût-, accumulant les clichés, le jeu n’offre même pas d’alternative intéressante à Time crisis 2 qui, lui, proposait au moins la possibilité de s’abriter pour éviter les tirs ennemis, ce qui conférait au gameplay un aspect un peu plus tactique qu’à l’accoutumée. Certes, c’est plutôt dur, il y a quelques bonnes idées -les villageois à sauver en détruisant un point précis de leur anatomie-, mais au bout de vingt minutes de jeu, difficile de résister à l’inanité et à l’ennui découlant d’une inévitable répétitivité. Ca tombe bien, au bout de vingt minutes, le jeu se termine. Ne reste plus qu’à le rentabiliser en retentant l’expérience avec un mode plus difficile.

A part justifier l’existence du périphérique adapté, sans lequel ce type de jeu perd le peu qui lui sert de raison d’être, on voit mal quel intérêt peut présenter Vampire night, clone mollasson de House of the dead (remplacez les zombis par les vampires et le tour est joué) et (in)digne représentant d’un genre voué à l’impasse.