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sur 5

En journalisme, on appelle ça un marronnier. Chaque année, à la même période, il convient de s’atteler à la rédaction du test de Roland Garros nouvelle édition. Et comme d’habitude, la version officielle 99 du jeu de tennis débarque en rayon au moment où le tournoi débute. Classique. Pas sûr autrement que la valeur ludique du produit soit assez forte pour attirer à elle seule le chaland… Sans aucun doute possible, Roland Garros 99 est le meilleur jeu de tennis disponible à ce jour sur micro. Ceci dit, pas de quoi s’émoustiller. Passons sur l’aspect graphique du jeu, plus réussi naturellement (cartes 3D obligent). Notez que 12 angles de vue et un mode replay sont ici disponibles. Même constat s’agissant des ambiances sonores, bien que les commentaires du juge de chaise soient un peu faiblards et mollement récurrents. Quant au jeu à proprement parlé, on a misé ici sur la simplicité, puisque seulement deux touches (en plus des flèches directionnelles pour se déplacer et régir la trajectoire de la balle ou la puissance de frappe) servent l’action : le coup est soit slicé soit lifté. Une fois bien familiarisé avec le système de jeu -merci le viseur, immanquable au début-, les plus finauds d’entre vous apprendront à se servir de nouvelles touches pour lober l’adversaire, par exemple. A l’usage, c’est effectivement simplissime, que ce soit en simple ou en double, mais pas assez maîtrisable pour être véritablement prenant. Parfois, c’est même franchement aléatoire, notamment dans les frappes au filet où l’impression de contrôle est pour le moins discutable. Rien à dire en revanche à propos des mouvements des joueurs, réalisés en « motion capture ».

Roland Garros, c’est bien entendu de la terre battue, mais le jeu va plus loin en proposant un tour du monde des terrains et des surfaces : le gazon, le synthétique ou le ciment. Or, il semble qu’on ait davantage ici affaire à des différences de forme car tout ça ne modifie en rien la façon de jouer, ou alors ça m’échappe complètement tellement c’est subtil. Un peu comme les caractéristiques de jeu des 50 joueurs dispos dont on perçoit mal les nuances sur le terrain.
En complément du jeu, une mini-encyclopédie de Roland Garros vous est offerte, qui comprend les palmarès de 68 à 98, la fiche technique des meilleurs joueurs, 200 photos et, obligatoire, un quizz pour la famille.

Au final, Roland Garros 99 ne fera pas long feu sur les durs. Comparé aux productions vidéo-ludiques techniquement époustouflantes et dont l’intérêt est renouvelé en permanence -y compris dans le domaine du sport-, le tennis micro fait plutôt pâle figure (champ d’action statique et règles limitatives). En ce sens, peut-il encore nous surprendre ? Ou bien peut-on espérer que la perle du genre n’ait simplement pas encore vu le jour ? Mystère. Au-delà de ça, reste la question de goût, bien entendu. Respect total.