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4
sur 5

Petit retour en arrière. Voilà plus d’un an, débarquait dans les rayons Homeworld et ses concepts révolutionnaires. Difficile alors pour les clones poussiéreux de Starcraft qui encombraient nos micros d’essuyer une telle attaque frontale : un espace infini en trois dimensions et une allure de space opera genre 2001, l’odyssée de l’espace reléguaient illico presto les univers des Zergs et autres bébêtes extraterrestres aux oubliettes. Homeworld cataclysm ne fait pas non plus dans la dentelle : sans être aussi novateur, il prolonge à la perfection les directions esquissées dans le premier opus.

Kharak détruite, une bien triste découverte attendait les colons partis à la recherche de la planète mère des Kushans : Hiigara n’était plus qu’un désert de ruines, un ennemi mystérieux et surpuissant étant déjà passé par là. Désoeuvrés, les survivants ont réinvesti l’espace afin d’y reconstruire une nouvelle civilisation digne de ce nom. Au début de la première mission, le joueur incarne un simple marchand aux commandes du Kuun-Laan, un modeste minier. Un appel de détresse le contraint à s’impliquer une fois de plus dans un conflit armé qui dépasse de loin ses humbles attributions.

Fort du succès d’Homeworld, le suite de la saga se déroule toujours dans un univers en 3D. Les diverses manœuvres sont toujours aussi faciles à mettre en place : quelques raccourcis clavier et clics de souris suffisent à maîtriser la totalité des actions possibles, qu’il s’agisse de zoomer, de diriger ou de déplacer n’importe quelle formation. Innovation intéressante : il est dorénavant possible d’attribuer une tactique à chaque unité (mode offensif, défensif ou neutre). Très utile en cas d’échauffourées multiples. La partie collecte des ressources tend à occuper de moins en moins de place dans le succès ou l’échec des missions. Bien au contraire, se plier aux sacro-saintes étapes « je-construis-une-armée-dans-mon-coin » et « j’envoie-tout-le-monde-à-la-boucherie » risque de réserver de bien mauvaises surprises aux starcraftiens de tout poil. Et quand on sait que chaque unité survivante réapparaît dans la mission suivante, mieux vaut la jouer finement plutôt que d’opter pour l’option kamikaze, surtout lors des dernières phases où la moindre erreur rend plus floue une victoire auparavant acquise. Chaque étape s’organise autour d’actions rapides et simultanées qui peuvent très bien prendre place aux deux extrémités de l’univers. Et ce n’est d’ailleurs pas la moindre qualité d’Homeworld cataclysm que de réinjecter la notion de temps dans le gameplay. Dans le calme intersidéral, les quelques pluies de météorites et autres gros cailloux rythment agréablement les échanges radio comprimés et les combats rapprochés, octroyant au jeu un aspect stratégique indéniable.

Suite oblige, pléthore de nouvelles technologies, fonctions et navettes vient compléter le catalogue découvert dans le premier opus, le tout réalisé avec une perfection inégalée. La fluidité est exceptionnelle pour ce type de jeu quand on connaît les ressources que nécessite un monde en 3D. Aucun ralentissement ne gêne les batailles acharnées de vos unités contre les ennemis du coin. Et quand le tout se construit autour d’une musique hypnotisante à souhait, l’extase n’est pas loin. Un conseil pour finir : rentrez dans vos starcruisers, choisissez l’option vue pilote, vous ne serez pas déçu du voyage !