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Il aura donc fallu cinq versions de CD-Rom pour que les éditions Encyclopaedia Universalis comprennent enfin que l’encyclopédie papier appartient désormais -et irréversiblement- à notre passé. Cinq versions et près de 200 000 exemplaires vendus… C’est décidé, l’éditeur prestigieux se tourne résolument vers le marché du multimédia, offline comme online. Côté offline, il vient de lancer une nouvelle version, entièrement revue et corrigée, de son encyclopédie. L’interface peut enfin se targuer d’une réelle ergonomie, ce qui la rend presque plus conviviale que celle d’Encarta 2000. Question budget, le prix a encore été revu à la baisse : 1 500 F contre 2 000 F pour la version 4. Relativisons tout de même : la plupart des encyclopédies généralistes actuellement sur le marché ne dépassent que très rarement le prix de 700 F… A noter néanmoins que la mise à jour de la version 4 vers la version 5 ne coûte que 350 F ! Mieux encore : l’Encyclopaedia 5.0 est d’ores et déjà disponible en version CD-Rom (3 galettes) et DVD-Rom. Autant vous avertir tout de suite, la version DVD-Rom offre un réel confort. Jugez plutôt : avec la version CD-Rom, il faut changer très souvent de disque, les textes, les médias et les vidéos étant stockés séparément. La solution consiste alors à opter pour l’installation complète… Seulement voilà, il vous faudra réserver pas moins d’un giga-octet d’espace sur votre disque dur. Par ailleurs, on observe que la version CD présente des vidéos et animations disponibles uniquement sur le DVD ! Quel intérêt dans ce cas de les afficher ? Autre point noir, purement technique cette fois : la protection contre le piratage. Le dongle a été remplacé par un disque d’identification qu’il vous faut insérer dans le lecteur à chaque fois que le programme vous en fait la demande -et non pas uniquement lors de l’installation. L’éditeur n’en démord donc pas de sa volonté de protéger par tous les moyens un contenu éditorial jalousé de tous…

Passons donc au contenu proprement dit. Une fois encore, rien n’a été laissé au hasard. Pour preuve, la totalité des articles (28 000) représente pas moins de 300 millions de signes. S’ils n’avaient pas été écrits par près de 4 000 auteurs talentueux et reconnus, on croirait presque que la connaissance ne s’évalue plus qu’à la tonne ! Tout aussi impressionnant : la médiathèque. Celle-ci compte pas moins de 15 000 documents (animations, vidéo, photos…) associés systématiquement à un ou plusieurs liens vers des textes complémentaires. Une nouveauté : la chronologie sur 6 000 ans en 28 étapes. Le principe est simple puisqu’il s’agit de raconter l’évolution de notre planète à partir de cartes géographiques animées. Malgré la concision excessive des commentaires, la réalisation finale n’en reste pas moins aussi surprenante que captivante. D’autant plus que chaque étape propose à l’utilisateur des approfondissements complémentaires. En revanche, le laboratoire ne présente aucune réelle innovation. Des animations 3D, développées en langage Java, nous donnent l’occasion de nous familiariser plus facilement avec des expériences scientifiques dans plusieurs domaines précis : astronomie, espace, mathématiques, géométrie, électricité… L’utilisateur peut à tout moment interagir en modifiant les paramètres ou en intervenant directement sur le déroulement de l’expérience.

Dernier point enfin, l’aspect online. Fort du succès rencontré par cette encyclopédie auprès de nombreuses institutions et organismes, l’éditeur a décidé de proposer une version online de l’Encyclopaedia 5.0. Accessible sur le Net, elle n’est destinée dans l’immédiat qu’aux écoles et bibliothèques. Moyennant un abonnement annuel, dont le montant ne nous a pas été communiqué. On y trouve pour l’instant l’intégralité du contenu textuel, auquel devrait très bientôt venir s’ajouter une partie du contenu iconographique.