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4
sur 5

Prenez LBA ou Ecstatica, octroyez leur un scénario qui tienne la route et une atmosphère envoûtante, obscure comme on les aime… Vous venez de multiplier par 10 l’intérêt des productions sus-citées pour approcher celui de ce réjouissant Dark earth.

Le 20 décembre 2054, de gigantesques météores ravagent la surface de la Terre. L’humanité quasi-entière s’est éteinte. Seuls quelques survivants échappent au grand cataclysme pour vivre un nouvel âge de chaos et de désolation sur « Sombre-Terre ». Les conditions climatiques sont bouleversées : la présence d’un imposant nuage noir qui couvre la totalité du ciel provoque un refroidissement général. Pour peu que l’on atteigne les 10°C et c’est les grandes chaleurs ! Peu probable…

Les conséquences sur la faune et la flore sont dramatiques : seuls subsistent quelques insectes et mammifères mutants. Sans lumière, mise à part certaines algues, les lichens et quelques variétés de champignon, la nature succombe, réduisant ainsi sensiblement le taux d’oxygène dans l’air. Pour couronner le tout, suite à l’explosion de plusieurs centrales nucléaires et d’usines de traitement des déchets durant la catastrophe, une poussière radioactive s’étend sur de vastes territoires, les « Mortezones ».
Quand à la populace rescapée, fort logiquement, elle a développée une nyctalopie. Comprenez, les hommes ont dorénavant la faculté de voir dans l’obscurité la plus totale. A l’inverse donc, ils craignent une trop forte luminosité.

Certains ont pris la sage décision de se réorganiser dans les Stallites, sortes de micro-havres de paix miraculeusement épargnés par le cataclysme, protégés par des murs d’enceinte et un pouvoir mystique. Les Célestes, contrairement aux Marcheurs qui privilégient le nomadisme en parcourant les territoires obscurcis, se divisent en cinq castes : les prôneurs (des prêtres adorateurs du Soleil-Dieu), les gardiens du feu (la force de frappe des Stallites), les bâtisseurs, les nourrisseurs et les fouineurs (le reste de la populace, cupide et poisseuse).

Vous êtes Arkhan, un gardien du feu de Sparta, dont le salut de cette humanité toute neuve, et toute sale, dépend. Bien sûr ! Une puissance maléfique fait progressivement plonger le Stallite dans l’obscurité.
Et tout ceci vous est très vite confirmé dès le début du jeu : alors que l’on vous confie la garde de la chambre du conseil des prôneurs, Lory, la grande prôneuse se fait agresser par deux vermines sataniques. Si vous n’aurez aucune difficulté à survivre à cette première épreuve, vous n’en sortirez pas indemne : le poison que vous venez de recevoir en pleine face vous transforme petit à petit en bête immonde et vous plonge, de toutes façons, dans l’obscur. Inutile de vous signaler que vous n’êtes plus très convaincant dans ces conditions…

On retrouve les principes classiques de maniement du personnage qui agira en mode « lumière » (calme, serein pour dialoguer), « ombre » (agressif) ou « combat ». Attention à scruter régulièrement la jauge de santé, surtout avant d’entreprendre la moindre sauvegarde…
Quant à cet univers techno-médiéval, servit par de superbes séquences cinématiques dont le visionnage se révèle bien souvent essentiel, il pourrait presque justifier à lui seul l’achat du jeu, sachant que je ne vous en ai fait ici qu’une très succincte description… A tel point alléchant qu’il est maintenant question de faire de Dark earth un véritable jeux de rôle.