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2
sur 5

Tous les regards sont tournés du côté de Delphine Software qui peaufine son Moto Racer 2 (octobre 98). Red Line Racer n’est pas passé inaperçu, la barre est placée plutôt très haute dans la course moto… Mais il n’y a pas que l’arcade dans la vie et s’il est indéniable que les deux suscités rentrent dans cette catégorie, il en va tout autrement de Castrol Honda Superbike. Interactive Entertainment ayant joué la carte du réalisme, de la simulation pure et dure. Honda n’est d’ailleurs pas qu’un argument commercial foireux, puisque les chercheurs de la maison ont bel et bien participé à l’élaboration du jeu pour nous mettre dans les paluches cette bombe de RC45 (qui a remporté les 24 heures du Mans à 9 reprises et le bol d’or en 1997 s’il vous plaît !).
Pour maîtriser la bête, rassurez-vous, tout est prévu, jusqu’à la phase d’apprentissage façon moniteur moto-école. Pour autant, ne pensez pas pouvoir remporter une course dès les premiers essais. Un tas d’aides diverses (indicateurs de direction, ligne tracée à suivre sur le circuit, freins automatiques dans les virages, boîte automatique…) sont bien présentes pour évoluer en douceur, mais le joueur ne prendra véritablement son pied qu’en optant pour un réalisme à outrance : wheeling (accélération plein gaz), dérapages, sauts, blocage des roues, forces centrifuge et centripète, gravier, surface glissante… en validant toutes ces options, ça change du tout au tout ! Malheureusement, c’est aussi ici que l’on constate quelques réactions douteuses de la moto (un peu molle en départ de course, freinages incertains, crashs rarissimes…). Il en va de même s’agissant des comportements un peu faiblards du motard qui pose son pied au sol, se penche dans les virages genoux à ras de terre, regarde à gauche ou à droite. Pas vraiment réaliste tout ça. Vous aurez l’occasion de parfaitement le constater en revoyant votre performance ou pendant le jeu si vous optez pour le mode de vue extérieur. A vrai dire, ce n’est pas conseillé puisqu’on ne rentre véritablement dans la course qu’en choisissant la vue tableau de bord. A noter que l’on aperçoit tout de même ici et là quelques bugs d’affichage sous cette vue.
Trois modes de jeu sont disponibles : l’entraînement, la course et le championnat. Dans ce dernier, il faudra d’abord se qualifier pour 18 courses consécutives (Grande-Bretagne, Grèce, States, Thaïlande, Japon…) et finir dans les trois premiers sur chacune d’entre elles.
Finalement, Castrol Honda Superbike aurait pu faire figure de F1 Racing de la moto sans tous ces petits défauts techniques. Dommage.