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4
sur 5

Pour ne rien ne vous cacher, replonger dans Starcraft n’a pas été une mince affaire. Sans mentir, on s’en est lassé depuis belle lurette. Bref, ce Brood War a débarqué ici comme une malédiction. Mais c’était sans compter sur les ressources de la fine équipe de chez Blizzard. Malins, perfectionnistes, ces types arrivent à redonner toute sa fraîcheur et tout son intérêt à un jeu usé jusqu’à la moelle. Hallucinant. A première vue, pourtant, rien de bien neuf dans cet add-on, si ce n’est une séquence d’intro captivante et soignée, pas très éloignée des plus fameuses scènes de Starship Trooper. Le ton est donné et, comme l’illustrent les scènes cinématiques suivantes, Brood War se présente davantage comme une extraordinaire saga épique plutôt qu’une simple suite de missions plus ou moins liées, comme c’était le cas dans l’opus original.

Depuis le sacrifice de Tassadar, les plaines de Aiur sont quasi désertes. Cette planète Protoss ne compte plus que quelques unités Zerg qui finissent d’en nettoyer la surface. Plutôt que de constater benoîtement l’épuration ethnique en cours d’achèvement, les autorités Protoss ordonnent aux derniers survivants de dénicher l’ultime porte temporelle pour se rendre illico sur Shakuras, le monde des Dark Templar… Ainsi, c’est le destin des Protoss qu’il vous est conseillé de prendre en main pour entamer la campagne. Avant de s’occuper du sort des Terrans, et finalement des Zerg.

Quelques améliorations d’abord : les graphismes ont l’air un peu plus poussés, notamment au niveau des terrains, tantôt arides et désertiques, tantôt enneigés ou encore crépusculaires. Les ambiances sonores ne sont pas en reste et accentuent largement l’incroyable immersion.
Aux rang des nouveautés, 6 unités inédites rentrent en jeu. Les Terrans accueillent dorénavant dans leur rang le Medic, qui soigne les unités organiques -effectivement, ça manquait- et le Valkyrie, vaisseau qui frappe fort aussi bien les ennemis à terre que les unités volantes. Les Zerg profitent des attaques souterraines du Lurcker et des jets d’acide hautement corrosif du Devourer. Les Protoss, enfin, peuvent compter sur les Dark Templar, unités invisibles et rapides. Celles-ci ont la possibilité de fusionner entre elles pour créer un Dark Archon.
Assurément l’unité la plus intéressante puisqu’elle peut contrôler ses ennemis jusqu’à leur destruction totale. Allez, ne gâchons pas complètement l’effet de surprise, voyez par vous-même pour le reste…
Au total, les 3 campagnes comptent 26 missions. Les amateurs de parties en réseau apprécieront enfin de pouvoir s’affronter sur une bonne centaine de nouvelles maps.

Sans aucun doute, Brood War renouvelle l’intérêt de Starcraft. Le hic, c’est que le niveau de difficulté a sérieusement été revu à la hausse. Tant mieux diront certains. Pour autant, la durée de vie du jeu est certes rallongée, mais pas infinie. Chez Blizzard -méfions-nous de ces types !-, ira-t-on jusqu’à nous prouver le contraire ?