PARTAGER
3
sur 5

Moitié homme, moitié robot, le plus valeureux des héros, Bomberman revient, et cette fois, c’est sur PlayStation. Ca tombe bien, personne ne l’attendait, à part quelques maniaques qui voudraient voir Pong adapté sur N64 et Pac Man sur Dreamcast. Faut-il rappeler le principe ancestral de Bomberman ? Très simple : des adversaires, des bombes, faut tout nettoyer. Parce qu’il y a 15 ans, on n’avait pas de 3D texturée avec effets de lumière et tout et tout, mais on avait de bonnes idées qui tenaient en 2 mots. Ca en jette moins que Metal gear solid ou Silent hill, mais c’est nettement plus addictif, à tel point qu’on ne se souciera pas vraiment du fait que Bomberman a écumé à peu près tout ce qui existe en matière de plates-formes de jeux vidéo ces dix dernières années.
Bomberman, c’est un peu comme Mario, c’est une constante, une mascotte, un chef-d’œuvre de graphisme cucul japonais, sauf que Mario s’adapte généralement aux nouvelles technologies. Bomberman, non, merci. Chez Hudson Soft on cultive tellement l’art vintage du design bitmap que l’ensemble de leurs réalisations pourraient passer pour un manifeste esthétique. Le plus fort : la mise à disposition d’une version rétro au graphisme sommaire comme aux beaux jours du Commodore 64. C’est furieusement post-moderne, mais on préférera s’aventurer sur la version « remasterisée », plus colorée et plus accorte, même si ça ne casse pas encore des briques.

Histoire d’amener un peu de neuf et de varier les plaisirs, Hudson nous offre deux modes de jeu. Le premier est la copie exacte de l’original, 50 niveaux à traverser, enfin… 50 fois le même niveau, avec à chaque fois un peu plus d’obstacles et des adversaires un peu plus agressifs. Idéal pendant la pause café, ce mode finit par devenir un peu lassant voire franchement énervant et éprouvant au fur et à mesure que la difficulté augmente.
Plus intéressant, le Battle Mode permet des parties multijoueurs endiablées. Le principe reste le même, sauf qu’ici, le but ultime, c’est d’être le dernier survivant après avoir atomisé tous vos petits camarades… Une métaphore touchante de la vie quotidienne au sein de la jungle urbaine. Trois niveaux de difficultés vous seront proposés, avec à chaque fois de nouveaux Bombermen dotés de caractéristiques propres, ainsi que la possibilité de chevaucher certaines créatures -kangourous, dragons, quadrupèdes de tous poils- bénéficiant eux aussi de nouvelles particularités. C’est terriblement fun, y compris en solo, bien que la réalisation ne suive pas toujours. Le terrain de jeu est parfois franchement confus et il faudra souvent compter sur votre bonne étoile plus que sur votre agilité pour éviter de finir en méchoui. Surtout l’ajout de caractéristiques -bazookas, fusées à réaction, lasers- n’est pas encore au point niveau jouabilité, mais Bomberman a l’avantage d’être convivial, et nettement plus simple d’accès que n’importe quel Tekken-like… Maintenant, reste à savoir si ça vaut le coup de casser sa tirelire face aux futurs hits qui viendront consacrer le chant du cygne de la PlayStation, première du nom, à la rentrée.