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N’en déplaise à ses détracteurs, le « doom-like » a toujours la côte chez les gamers. Et pour Noël, Quake 2, la dernière production d’ID Software, sera sous le sapin. Le leur peut-être.

Pour la petite histoire, rappellons que l’hystérie collective remonte aux alentours de Noël 1993. Le dénotateur, c’est Doom !
Avant lui déjà, Wolfenstein 3D (1992) avait démontré l’efficacité du principe de jeu d’action en vue 3D subjective : le joueur apperçoit ce qu’est censé voir le héro qu’il incarne. Dans ce parcours labyrinthique, les yeux rivés sur son écran qui délimite son champs de vision des heures durant, il s’y croit. Totalement.
Si Wolfenstein 3D emballait déjà de nombreux fans, en exploitant savamment le filon, Doom démocratise définitivement le genre et convertit des millions de joueurs sur toute la planète. A l’origine du phénomène, les développeurs de chez ID software, proclamés maîtres en la matière. Quant à Doom, c’est LA référence absolue. A tel point que l’on parle aujourd’hui de doom-like pour définir le genre. Et les copies prolifèrent…
Alors que Doom 2, Heretic et Hexen enfoncent le clou par la suite, ID Software fait des émules. Les ersatz gonflent sensiblement les rayons de la Fnac micro, où l’on côtoie le pire (Cybermage) et le meilleur (Dark forces, Rise of the triad), voire quelques alternatives intéressantes (Descent).

Nouvelle étape et nouvelle ère : celle de la haute résolution. En 1996, Duke Nukem 3D (3D Realms) et Quake (ID Software, toujours) débarquent sur le marché. Les innovations sont notables : outre la résolution, de nouveaux détails irrésistibles ravissent le joueur qui redécouvre, malgré lui, ses instincts primitifs et brutaux. Car plus c’est bourrin, plus c’est jouissif. Ce que confirme largement Duke : avec son lance-roquette, il explose allègrement les murs, les vitres et les miroirs sur son passage. Congèle ou rapetisse ses adversairses. Plonge et nage dans les eaux troubles…
Quake, quant à lui, profite d’un nouveau moteur 3D et, par extension, d’un réalisme nettement accru : graphiquement, c’est spendide !
Le concept du jeu à plusieurs en réseau s’affine. Limité à 4 dans Doom, il est dorénavant possible d’envisager le deathmatch à… 32. Via l’Internet, bien entendu. Le jeu prend ici une nouvelle ampleur et les opérateurs télécoms ne pourront jamais nier s’être fait un maximum de pognon sur le dos des utilisateurs. L’extase, ça se paye !

Noël 98, nous y voilà. La troisième ère du doom-like a sonné : Quake 2 sort dans la semaine, tout juste pour les fêtes de fin d’années… normal !
En tant que soldat de la Confédération terrienne, il s’agira d’anéantir un complexe militaire alien sur la planète Stroggos… peu importe la mission, l’essentiel se résumera une nouvelle fois à liquider tout ce qui bouge.
Il est beau, magnifique même, et les nouveautés sont au rendez-vous. Oui, nous l’avons reçu, mais trop tard pour en faire un vrai test digne de ce nom. Pour le prochain numéro donc…
En attendant, au grand dam des mamies, c’est giclées de sang sous le sapin !