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Not on top, comme la plupart des albums de Herman Düne, est bourré de références, non seulement musicales, mais aussi littéraires ou cinématographiques. Clin d’oeils ou hommages, on a demandé au trio de nous les raconter, à côté de quelques classiques, qui ont été marquants pour le meilleur groupe franco-suédois de la planète.

Chronic’art : Nirvana – Nevermind
David, dans la chanson Not on top, tu chantes que Nevermind a changé ta vie. Peux-tu nous raconter ?

David Ivar HD : Nevermind a changé ma vie, c’est un fait chronologique, pas une appréciation de qualité. J’adore Nirvana et Kurt Cobain, mais mon coeur est plus dévoué à In utero et Bleach, bizarrement. Concrètement, avant Nevermind, les chansons, ma passion, mon obsession, me sont transmises par mon père d’un côté (Harry Bellafonte, Bob Dylan et Leonard Cohen) et par mon grand frère André de l’autre (The Smiths, The Cure, Nick Cave et aussi U2). Alors quand, à peine Bar-Mitzvah, je découvre Nirvana par moi-même, et à leur suite, Sonic Youth, Sebadoh, Pavement, Daniel Johnston, Dinosaur JR ou Royal Trux, je veux dire l’Indie-Rock américain des 90’s, que je tiens en estime à la plus grande place, et que j’aime comme on aime un pays natal, si on en a un, quand avec Daniel Johnston et les Mountain Goats, je découvre qu’on peut s’enregistrer avec un magnétophone, j’ai ressenti ce qu’on ressent la première fois qu’on fait du vélo sans les petites roues : le bonheur, la liberté. J’ai couru là-dedans, dans les cassettes, les 45 tours, les t-shirts troués, c’était mon monde, mon langage, mon identité, pas celui de mon frère, pas celui de mon père, ce que cherchent les gosses, à cet âge j’imagine. Sauf que moi, je n’en suis pas revenu. Et plus important pour moi encore: Kurt Cobain remercie Sonic Youth, et porte un t-shirt de Daniel Johnston pendant la promotion de Nevermind. Sonic Youth et Daniel Johnston semblent tous deux obsédés par le Velvet Underground, que je ne connais pas à l’époque. La plus importante découverte de ma vie musicale que je dois donc à Nevermind.

David Néman : Je me rappelle la première fois que j’ai écouté Nevermind, une copine au collège m’avait prêté la cassette, je l’avais écouté en rentrant de l’école en prenant mon goûter, et j’avais trouvé ça très commercial comme son. Je venais de découvrir les disques de Sonic Youth et des Pixies un peu avant et ça ne me paraissait pas aussi intéressant. En même temps, si je m’en souvient encore, c’est que je n’y suis pas resté indifférent… Et puis il m’a suffit de voir le clip de Smells like teen spirit, pour être fasciné par Kurt Cobain et Dave Grohl !

Bob Dylan – John Wesley harding

David : Bob Dylan rentre dans les 70’s avec John Wesley Harding. Je crois que les créations de Bob Dylan dans les 70’s sont celles que je préfère dans son oeuvre. Et par là même, mes chansons préférées tout court, vu que c’est lui que je préfère d’entre tous. Je pense que Néman mentionnera les fantastiques musiciens de cet album dépouillé et incroyable musicalement, en particulier Kenny Buttrey à la batterie, mort l’année dernière. Je trouve cet album parfait, tellement intelligent, souvent au-delà de mes moyens de compréhension, et pourtant si écoutable, si pop. L’écriture y est si fluide, si gracieuse, si drôle, qu’on a du mal à y déceler le filet qui la soutient, en dehors des mots eux-mêmes (je pense à des chansons plus construites comme Tangled up in blue dans Blood on the tracks, ou Queen Jane sur Bringing it all back home qui s’écoutent comme un jeu dont les règles figurent sur la boîte), le texte qui reste formellement époustouflant semble pour chaque chanson comme coulé d’un trait, d’un geste, et très léger dans les thèmes abordés aussi. On sent pointer New morning aussi, avec les morceaux où Bob chante assis au piano, comme Dear Landlord ou Down along the cove. C’est pourquoi John Wesley est pour moi le début d’une nouvelle période de génie fulgurant, un peu plus calme, un peu plus modeste, donc déjà historiquement important. De plus c’est un album que je ne me lasse jamais d’écouter, particulièrement en voiture, où il nous accompagne depuis nos premières tournées…

Néman : C’est tout simplement le meilleurs groupe du monde! Les meilleurs musiciens qui aient jamais accompagnés Bob Dylan. Le groove basse-batterie est incroyable, je rêve de pouvoir jouer du kick drum comme ça, et j’adore le mix du disque ! On a essayé de faire un peu ça sur le swing de You could be a model, mais on a encore des progrès à faire… La musique de John Westley est très simple, très dépouillée, je trouve qu’il y a très peu de disques qui atteignent ça, on veut toujours trop en faire, on s’en rend pas forcément compte sur le moment, mais souvent on regrette ensuite. Ca ne m’empêche pas d’adorer aussi la musique de New morning ou de certains morceaux de Self portrait que David m’a fait découvrir récemment.
The Rolling Stones – Beggars banquet
Vous me disiez, au moment d’enregistrer Not on top, que vous vouliez un son à la Stones, avec tous les potards à fond. Vous pensez y être arrivés ?

David : Nous sommes arrivés à utiliser des procédés similaires, en matière de son et d’enregistrement comme ce fameux « cassette » pour enregistrer la batterie, nous avons des instruments qui ressemblent à ceux qu’ils utilisaient. Bien sûr, comme la façon dont nous jouons n’a absolument rien à voir, et que c’est quand même là l’essentiel du son d’un disque, Not on top ne sonne en rien comme le merveilleux Beggars banquet, d’autant que Beggars est un délire de stéréo (et que Not on top est mixé en mono, ndlr). Cela dit, il sonne exactement comme je rêvais d’écouter mon groupe Herman Düne. C’est un luxe, tu sais, de pouvoir s’enregistrer avec du matériel vintage, des vieux micros, des vieilles bandes, des vieux compresseurs. Un luxe et un plaisir. Je pense que pour le résultat, je veux dire le disque lui-même, celui que les gens écoutent, ça ne fait pas vraiment de différence. C’est plutôt un fantasme de musicien, et si on avait enregistré Not on top sur un ordinateur, ça aurait toujours été Non on top.

Néman : Le son des Stones c’est quelque chose de magique, absolument inatteignable ! J’ai écouté des millions de fois leurs disques, et à chaque fois j’apprends quelque chose, c’est inépuisable. Par exemple sur les batteries, contrairement à ce que l’on croit, il y a pas mal de réverb’, alors que ce n’est pas évident à la première écoute, surtout sur les toms. Certains breaks sont aussi important qu’un arrangement de cordes, ça me fait le même effet qu’un orchestre tout entier ! On en est loin d’en arriver là, même si effectivement Richard Formby des Spacemen 3, qui a enregistré le disque, nous a montré ce truc du magnéto cassette, dont on a utilisé le micro pour avoir une prise de son batterie très sèche et très dure, par la compression du micro du magnéto. C’est ce que les Stones ont utilisé sur Beggars et qui donne cette énergie et ce côté très rough en même temps !

Leonard Cohen – Death of a ladies man
André, le morceau Slow century me fait beaucoup penser à Leonard Cohen. Je trouve également que votre écriture à tous les deux s’est beaucoup enrichie en anglais sur ce nouvel album. Les textes sont moins narratifs, plus poétiques, vous vous permettez des trucs nouveaux. J’ai l’impression que vous vous sentez vraiment à l’aise désormais dans l’écriture en anglais, plus qu’auparavant.

Néman : Je laisse les frères te répondre sur leurs textes, mais c’est vrai que Cohen est une référence permanente pour nous trois. Par exemple le dépouillement des arrangements de New skin for the old ceremony, plus que le côté spectorien de Death for a ladies man, est un modèle que j’aimerais bien approcher : juste quelques percussions mais toujours au bon moment et très fortes dans le mi… J’adore !

André Herman Düne : J’ai écouté cet album jusqu’à le connaître par coeur, mais je n’aurais pas pensé à Leonard Cohen comme référence pour cette chanson. Maintenant que tu le dis, je vois une ressemblance dans le ton de l’écriture. Il s’amuse à se regarder mûrir dans cet album. On dit un peu : voilà, maintenant je suis un adulte mais ça ne me rend pas plus sérieux. Au contraire. Sinon, je ne sais pas si je suis plus à l’aise dans l’écriture, mais je commence à y être habitué. Nous avons tous les deux un débit plus rapide dans cet album je crois, ce qui fait un peu plus pro. Par contre, j’ai l’impression que nous sommes de plus en plus narratifs et de moins en moins poétiques. Peut-être nos récits sont-ils plus riches en images que nos inventions, et de cette façon plus poétiques.

David : Il Paraît que Cohen tient Death of a ladies man en horreur. J’aimerais bien qu’il le réécoute, voir si il déteste vraiment True love leaves no traces ou Don’t go home with your hard on. J’aime beaucoup cet album, pas le plus facile à écouter pour Cohen, je dirais, mais quand même bien situé vers le dessus du plus haut point pour moi, sur l’échelle de la chanson, s’il y en avait une. Oui, je pense que pour la chanson, le travail, l’expérience un peu, mais surtout le travail passionné, ou plutôt la pratique passionnée, répétée, tous les jours, de l’écriture, est définitivement positive. Tout du moins elle amène à écrire mieux.
J’en parlais avec mon bon ami Turner Cody l’autre jour et nous tombions d’accord. Ceux de nous pour qui la pratique de la musique réside avant tout dans l’écriture de la chanson sont chanceux, car d’une certaine façon ils se bonifient avec le temps, si l’inspiration ne les quitte pas trop vite. Par contre, ceux qui nous apportent cette folie magnifique, cette énergie, cette rébellion, autre aspect fondamental dans le Rock je trouve, sont en général meilleurs dans leurs premiers albums, ou alors découvrent après les vertus de l’écriture. En tout cas, c’est vrai, on parle mieux anglais, évidemment, on passe de plus en plus de temps aux Etats-Unis, et aussi on écrit de plus en plus, et encore davantage depuis que la musique nous nourrit. Maintenant, l’autre jour, on m’a demandé de chanter Drug-dealer in the park, issue de notre premier album, et je l’ai fait, et après j’ai pensé qu’en fait cette chanson était très bien, alors que j’étais étudiant, etc. Donc, peut-être, en fait, c’était mieux avant, je ne sais pas…

Night Shyamalan – Unbreakable (film cité par André dans Had I not known)

André : Je ne connais pas très bien ce film. Je ne l’ai vu qu’une fois. Il se déroule à Philadelphie, où j’en ai lu le script par un matin pluvieux. Il était vraiment très tôt et j’ai eu le temps d’écrire une chanson avant que mon hôte se réveille. Il habitait dans l’atelier où ont été fabriqués les décors de beaucoup de films qui me semblent avoir une atmosphère en commun. Cette atmosphère est peut-être juste celle de la ville. J’ai su très tôt que j’avais des pouvoirs et des faiblesses qui n’appartenaient qu’à moi, et qu’ils pouvaient se confondre. J’imagine que beaucoup de gens connaissent ce sentiment sans toujours se le rappeler, ce qui est une bonne raison de l’évoquer dans un film ou une chanson. Philadelphie aussi.

David : Moi j’adore Shyamalan, surtout Unbreakable et The Village. C’est très précis, très bien écrit, je trouve, très Hitchcock comme il dit. Et j’aime beaucoup la chanson d’André ainsi que Philadelphia, PA, la ville à laquelle Had I not known fait référence.

Philipp Roth – Goodbye Colombus (livre cité par David dans You could be a model goodbye)

David : J’adore tous les romans de Philipp Roth que j’ai lu. Mon ami Jeff Lewis m’avait refilé Portnoy’s complaint en tournée, c’est comme ça que je l’ai connu. Dans You could be a model, goodbye, je cite plus ou moins un passage de Goodbye Columbus, ou plutôt une citation à l’intérieur de la nouvelle qui fait « I will miss you in the fall in the winter in the spring… ». C’est le phrasé de ces mots qui a déclenché la chanson en moi. Philipp Roth est obsédé par ces histoires de jeunes juifs du New Jersey, et elles me parlent beaucoup.

Néman : Ma mère adore Philippe Roth !

Paris Hilton (nymphette people citée par David dans You could be a model goodbye)

David : Dans un épisode de The Simple life, Paris Hilton meurt d’ennui et fricote avec ce jeune local, plutôt beau gosse, qu’elle appelle « Jaws » (« Les Dents de la mer »), rapport à son sourire. Lui, évidemment, tombe fou d’elle et de ce qu’elle représente. Paris avoue tout de suite à la caméra que ce bouseux ne l’intéresse pas vraiment, et pourtant, elle lui fait croire qu’elle l’emmènera à Los Angeles, ou il pourrait être mannequin, peut-être. J’ai trouvée la scène assez triste pour la rattacher à une de mes histoires.

Sonic Youth – Goo
Quel est votre album préféré de Sonic Youth et pourquoi ?

David : Ouais, c’est Goo. Comme je le disais, c’est celui que j’ai connu grâce à Nevermind, donc pour moi, le sentiment que les Sonic Youth s’étaient vendus après Daydream nation n’a jamais existé, vu que j’ai rencontré la musique de Sonic Youth via Goo. Néman me l’avait offert. Malheureusement, on m’a chouré cet exemplaire. Mais ce disque, sa pochette, sont gravés en moi pour toujours. Et je trouve que Dirty boots est le meilleur morceau de Sonic Youth, de loin, une sorte de Jumping Jack flash symphonique, qui m’effrayait d’abord, pour mieux me fasciner ensuite.

Néman : Je croyais que pour une fois on n’avait pas parlé de Sonic Youth dans notre dernier disque ! Mais bon j’aime toujours ce groupe. Comme David, j’ai découvert Sonic Youth avec Goo, alors c’est celui que je préfère. C’a été un choc, j’avais jamais écouté de la musique comme ça avant, ça me faisait peur et en même temps j’avais l’impression que ça me parlait directement ! La musique parfaite pour un teenager qui veut faire son rebelle à la cool sans écouter que du trash ou du metal (que j’ai beaucoup écouté aussi). Pour ma part, c’est donc plus Sonic Youth que Nirvana qui a changé ma vie, et qui m’a fait découvrir le monde inépuisable de l’indie rock américain, de Calvin Johnston de K Records, à Pavement, Royal Trux, Will Oldham…
André : Mon album préféré est NYC ghosts and flowers. Surtout à cause du titre. Mais tout d’un coup je me demande si c’est le titre de l’album ou juste de la chanson… J’aime New York encore plus que Philadelphie, et c’est de ça qu’il s’agit.

Julie Doiron – Goodnight nobody

David : J’ai rencontré Julie il y a sept ans à Chicago, et depuis nous avons fait pas mal de musique ensemble, mais Goodnight nobody est le premier vrai album enregistré entièrement ensemble. J’adore jouer avec elle, son enthousiasme ne diminue jamais, elle veut tout le temps chanter, jouer, écrire. J’adore le morceau d’ouverture Snowfalls. Jouer avec elle est très facile car sa voix et sa guitare ont assez de personnalité pour te conduire, tout naturellement. Je pense que notre prochain album sera à nouveau réalisé tous ensemble, je ne sais pas en revanche si ce sera un Julie Doiron ou un Herman Düne, mais bon…

Néman : Julie c’est une des personne avec qui on s’entend le mieux musicalement. J’adore jouer avec elle, ça va tout seul, et j’aime beaucoup ses chansons. Alors il y a des gens qui regrettent quand on joue sur sa musique, il parait que ça fait trop Herman Düne, mais c’est un tel plaisir… tant pis pour eux !

André : Je trouve qu’on sonne comme un groupe, autant que dans notre propre album.

Turner Cody – Comment s’appelle l’album que vous avez enregistrés ensemble à Mains d’Oeuvres, et quand sortira-t-il ?

André : Il faut faut poser la question à Turner directement :

David : The Great migration, par Turner Cody. On essaye ici de nouvelles résolutions que j’avais prises avec Turner. Je voulais former, faire partie d’une sorte de House Band, facile à enregistrer, toujours prêt, que mes amis et artistes préférés pourraient utiliser pour leurs chansons. Goodnight nobody c’était déjà un peu ça, mais bon, cette fois-là, Turner vient avec ses chansons, que j’aime tellement. Ce type est un fou d’écriture, il ne fait que ça, écrire, tout le temps. Apprendre ses propres chansons est déjà un travail phénoménal, et en plus il joue très bien. Bon, bref, il nous les montre rapide, suite à quoi Néman et moi trouvons un Groove approprié basse-batterie et on enregistre direct, sans question avec un son que nous connaissons. Turner nous confiait donc ses chansons, en quelques sortes, puis on les enregistrait live. J’aime beaucoup cet album de Turner, de même que beaucoup de ses autres albums, avec ou sans nous, et j’espère que bientôt, beaucoup de gens pourront se les procurer.

Néman : J’adore jouer sur la musique de Turner, il mériterait vraiment que sa musique soit mieux distribuée, je ne comprends pas pourquoi les maisons de disques ne s’intéressent pas à lui. Il a tout pour lui le Yankee !

The Spacemen Three, Spectrum, Sonic Boom.

Néman : Les Spacemen 3, c’est aussi important que Sonic Youth pour moi ! Le côté Velvet, Stooges, les chansons d’amour dépressives et la drogue qui plane sur les pédales delay… Tout ce qui fait des belles chansons. Leurs textes, très simples, très sixties comme Honey sur Playing with fire : « I want you to take me home tonight, take my hand, hold me tight, feel so good and I want you to take me home tonight.. » j’adore ! Et de pouvoir rencontrer Sonic Boom cette année au Mo’Fo (lire notre compte-rendu de l’édition 2005) et de jouer avec lui dans Zombie, c’était vraiment un rêve d’enfant qui se réalisait !

David : Sonic et Jason Pierce dans les Spacemen 3 ont comme d’autres Anglais avant eux dans les 60’s un regard tellement réfléchi sur le Rythm and Blues, le Blues et le Rock, tellement érudit parfois qu’il force l’admiration, il me semble. Comme si, loin de l’Amérique, on pouvait voir l’importance culturelle d’une forme musicale et d’une forme d’écriture, qui moi aussi, me rendent heureux. Dans les Spacemen 3, et ensuite dans Spectrum et EAR, je trouve que Sonic Boom se sert de ce regard pour créer des chansons qui lui sont personnelles et que ces chansons sont magnifiques et rivalisent parfois avec les standards dont elles sont issues. Sonic Boom était vraiment fantastique au Mo’Fo cette année, et il m’a vraiment bien fait rire, aussi…

André : Je trouve tout ça très beau mais j’écoute rarement parce que je ne prends pas de drogues. C’est juste que je n’ai jamais vraiment aimé me mettre dans des états de conscience anormaux.

Propos recueillis par

Lire notre chronique de Not on top