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1
sur 5

Après avoir interprété les G.I. beau gosse dans Pearl Habor et La Chute du faucon noir, deux des plus gros blockbusters 2001, Josh Hartnett confirme ici son statut de jeune premier idéal du cinéma hollywoodien. Rien de tel en effet qu’une petite comédie sentimentale entièrement dédiée à sa précieuse personne pour confirmer le talent naissant du jeune acteur et, surtout, exhiber sa plastique irréprochable. Seulement voilà, 40 jours et 40 nuits est loin, très loin, de tenir toutes ses promesses. Conçu d’après une idée de scénario propice à tous les délires -un jeune homme s’astreint à une radicale abstinence sexuelle le temps d’un carême un peu spécial-, le film de Michael Lehman s’avère assez poussif, la machine ayant du mal à s’emballer. Encore sous le choc de sa rupture avec son ex., le jeune Matt, vaguement graphiste dans une « .com » évidemment branchée, ne peut s’empêcher de sauter sur tout ce qui bouge pour conjurer son chagrin. Pour en finir avec cette addiction, il décide de mettre sa vie sexuelle « entre parenthèses » mais le malheureux fait alors la connaissance de la fille de ses rêves à la laverie du coin …

Pour qu’on accepte de rentrer de plain pied dans ce genre de comédie basée sur la loufoquerie d’un argument de départ peu probable, un minimum de règles est à suivre, la première étant d’être drôle. Or, 40 jours et 40 nuits l’est rarement, se contentant d’organiser de manière plutôt banale une situation qui ne l’est pas. Secundo, les dialogues se doivent de fuser telle une balle de ping-pong, précaution que le divertissement light de Lehman ne prend pas non plus. Gentiment cool -on nage en pleine euphorie start-up-, 40 jours et 40 nuits est bien trop sage et convenu à l’image de la scène de « safe sex » au cours de laquelle le héros parvient à faire jouir son amoureuse à l’aide d’une pétale de fleur délicatement posée sur la culotte de cette dernière. Entre romantisme gnan-gnan et humour graveleux à la sauce Farelly, le film ne sait pas trop quel ton choisir, tout comme Josh Hartnett, sans cesse à contretemps, et bien plus convaincant en « effigie » muette de blockbusters ripolinés.