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3
sur 5

Aux dernières nouvelles, Low aurait quitté son label Caroline, cependant, ce dernier disque sorti chez eux, Owl, est tout à fait digne d’intérêt. C’est d’ailleurs une belle image d’avoir choisi pour un album de remixes -puisque c’en est un- ce titre, cet anagramme de Low, comme le miroir qui renvoie une image déformée. Là, c’est le son qui l’a été, mais joliment, notamment grâce à trois mixes très intéressants de Neotropic –Anon (spore), Anon (pollen) et Do you know how to waltz (vert). Décidément, cette jeune femme est aussi douée sur les compositions des autres que sur les siennes. Si c’est bien sûr l’électronique qui domine sur ces remixes, la chose n’a pas pour autant été fait sottement.
L’esprit de Low ainsi que l’ambiance générale des morceaux ont été respectés, et si la trame est restée, on a quand même à faire carrément à de nouveau morceaux. J’en veux pour preuve cette splendide version de Words pondue par Jimmy Sommerville et Sally Herbert, à vous faire regretter la folle époque du disco synthétique. Non, je rigole, mais cette relecture est vraiment rafraîchissante et me fait découvrir chez Jimmy Sommerville des dons que je ne lui connaissais pas, pour être honnête. Les autres contributeurs (Porter Ricks, très en finesse ; Tranquility Bass et DJ Vadim) n’ont pas non plus failli à la tache, ce qui fait de Owl un bon disque très complémentaire de la discographie classique de Low.