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4
sur 5

(Indigo Label bleu)

Force, énergie et doigté pour une musique qui marie passion, poésie et virtuosité. Un album qui comble l’oreille avertie de plaisirs sans cesse renouvelés et qui sait captiver le novice, dont la passion pour le tango débute. Quatre violons, une contrebasse, un alto, un violoncelle, un piano et trois bandonéons pour un revival à la manière des orquestras tipiquas. Un ensemble qui rappelle le son béni des années 40-50. Un Grand Orchestre de Tango comme on n’en fait plus, tout en restant profondément contemporain de cette fin de siècle, voire avant-gardiste. A sa tête, l’enfant terrible du bandonéon: Juan Jose Mosalini. Argentin d’origine, né en 1943, devenu grand soliste devant l’éternel… du tango, il s’installe en France dans les années 70. Elève de Salgan, Publieses et Piazzola, il monte plusieurs formations à la démarche novatrice, dont celle avec laquelle il a travaillé sur ce disque. L’album contient 16 titres.

A ne pas confondre surtout avec les airs supposés tubesques du tango d’avant-guerre, ni avec le tango très écrit et très intimiste du maître Piazzola, pour lesquels Mosalini entretient une énorme passion mais dont il se défend de reprendre ici le répertoire : ce qui l’intéresse sur cette nouvelle aventure concerne le répertoire de ce que l’on peut considérer comme étant l’équivalent des Big Bands de jazz dans l’univers dansant du tango. On vous conseille volontiers le premier titre (Bordoneo…), la suite -vous verrez- suivra toute seule…