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4
sur 5

Un condensé de Musique Populaire Brésilienne (MPB). A la manière de Jean Bosco, Gilberto Gil, Caetano Veloso… A la manière aussi de toute la nouvelle génération d’artistes brésiliens (Lénine, Fernanda Abreu, Carlinhos Brown…) qui marie à merveille le tropicalisme d’hier aux premières mesures de global village exprimées par la nouvelle sono mondiale.

Une musique qui brasse beaucoup d’influences. Une musique qui puise dans les traditions musicales du Nordeste du Brésil, qui se réclame de Luis Gonzaga, du trio Nordestinu et qui embrasse les tendances les plus actuelles du son noir (reggae, soukouss…) dans son ensemble, surtout au niveau de l’Afrique. Avec des préférences marquées pour des artistes tels que Ray Lema, Salif Keïta, Youssou Ndou et Lokua Kanza, qu’il considère comme son « pendant franco-africain » (il l’a invité pour cet album sur le titre neném). Une nouvelle façon en somme de faire de la world, en restant profondément brésilien.

Ceux qui ont eu la chance d’écouter l’excellent Cuscuz CLan, savent à quoi s’attendre avec ce nouvel opus, semi-acoustique. Ancien journaliste, reconverti dans la poésie, Chico Cesar est un de ces formidables mélodistes qui savent aligner les notes selon une configuration assez surréaliste des mots du quotidien. Ses textes mélangent absurdité et réalisme. Il aime à s’interroger sur le devenir de l’être humain et sur sa façon de vivre son environnement. Une musique qui parle d’amour, de politique ou de folklore dans un espace où l’homme se doit de trouver sa place.