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3
sur 5

Qui se cache derrière ce premier album de Bola ? Bolaman, bien sûr. Et où enregistre-t-il ? À la Bolamachine, bien sûr. Bref, on n’en saura pas plus sur Bola, auteur d’un premier album très ambient sur Skam (après un maxi sorti en juin 98), label de Manchester qui décidément ne nous apporte que des bonnes surprises après le magnifique album de Boards of Canada et une série de maxis de Jega, Gescom, Lego Feet, Freeform, etc. A la croisée de The Orb et surtout de B12 période Time tourist (1996), Bola développe tout au long du disque des ambiences veloutées à base de nappes envoutantes et confortables qui évoquent l’ambient tel qu’on le concevait il y a de ça quelques années (ce qui n’est pas un reproche). La superposition de mélodies planantes à la Klaus Schulze et de ritournelles électroniques à la Orbital rendent certains titres très pop, presque « chantables sous la douche ». Les rythmiques, simples et discrètes (à la Black Dog/Autechre des débuts), font bien leur travail de bouée. Seul écueil : la facilité de certaines mélodies, de certains sons, trop entendus, voire trop new age. Là où Boards of Canada avaient excellé à éviter la soupe new age, Bola se noie parfois. Malgré ces légers écarts, ceux qui sont nostalgiques d’une certaine ambient music seront comblés avec ce disque et les autres se détendront sans complexe.