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2
sur 5

Voici Velvet goldmine, la B.O. rock de l’année du film rock de l’année. Tout un programme. Si pour ce qui est du film, on serait enclin à lui décerner ce titre bien honorifique, c’est en revanche une autre histoire pour la musique l’accompagnant. Bien sûr il y a les immanquables d’hier (Needle in the camel’s eye by Mister Eno, Virginia plain de Roxy Music, Satellite of love par Lou Reed himself, T-Rex avec Diamond meadows…) et des stars d’aujourd’hui (Thom Yorke de Radiohead avec les Venus In Furs sur trois titres -deux reprises de Roxy Music et une de Brian Eno, Placebo et son 20th century boy (T-Rex), Pulp –We are the boyz-), mais est-ce à coup sûr une formule gagnante ? Sans doute pas.
Si dans l’ensemble ça tient la route, il y a des manquements, et de graves encore, comme Bowie… Suis-je bête, le bonhomme est en train de bosser sur sa propre version du monde Glam ; difficile, dans ce cas, de lui demander de collaborer au projet ennemi… mais quand même. Il y a surtout le fait qu’on ne retrouve pas dans cette collection de morceaux, pour la plupart célébrissimes, la folie et la provoc’ qui étaient les apanages de cette époque bénie des dieux du rock, malgré l’ennui rampant du progressif et de ses mammouths. Bien entendu, lorsqu’on a les images sous les yeux, les choses s’arrangent, mais là, pas de bol, on est à la maison et le disque est dans la platine. Malaise. D’autre part, impossible de passer sous silence la bourde commise sur ce disque, et plus précisément sur le morceau T.V. eye, furie blanche d’Iggy Pop et des Stooges. La version est celle des Wylde Ratttz, soit un super-groupe regroupant Mark Arm, Ron Asheton, Jim Dunbar, Don Fleming, Thurston Moore, Steve Shelley et Mike Watt. Oui mais le binz, c’est que la version qui figure sur le disque est celle piteusement chantée par Ewan McGregor. Les intéressés, abasourdis par l’erreur, l’ont vertement fait savoir. Reste que les deux morceaux de Shudder To Think (Hot one et Ballad of Maxwell Demon) sont très biens, et que la reprise du Personality crisis de Johnny Thunders par Teenage Fanclub et Donna Matthews est pleine d’entrain. C’est tout ? Bah oui…