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3
sur 5

Akosh Szelevenyi naît il y a une trentaine d’années en Hongrie, à l’ombre du rideau de fer. Etouffant dans le carcan totalitaire, il fuit en Occident trois ans avant la chute du Mur. Car il est épris de liberté et veut pouvoir vivre sa musique sans attaches ni contraintes. La rencontre avec le chanteur du groupe Noir Désir sera décisive. Polygram France sort simultanément deux albums du saxophoniste, Omeko, enregistré live en première partie de Noir Désir, et Imafa enregistré en 1997. Le groupe d’Akosh est cosmopolite (Hongrie, Etats-Unis, Irlande, France), les mélodies lancinantes, l’apport du folklore oriental patent. L’instrumentation est riche, le leader joue avec une ferveur et une liberté totales. Alors comment expliquer ce léger malaise qui vous saisit parfois à l’écoute de ces deux albums ? Est-ce la légèreté des harmonies, la lourdeur de certains arrangements ? Difficile à dire.

Malgré tout, Akosh S. est une voix originale à découvrir. Notre préférence ira à l’enregistrement public où le groupe semble plus à son aise et où les thèmes ont plus de fraîcheur. Le double essai qui nous est ici présenté est à transformer.

Akosh Szelevenyi (ts, ss, fl, bombarde), Joe Doherty (as, vl , fl), Bernard Malandain (b), Philippe Foch (perc). Enregistré fin 1996.
Akosh Szelevenyi (ts, ss, bcl, fl, tp, kaval, gardon, sansa, per, voc, jug, xyl), Joe Doherty (vl, viola, as, bs, bcl, fl), Bob Coke (jug, kalimba, shell-trumpet, perc), Bertrand Cantat (voc, tibetan bells, harmonica, perc), Bernard Malandain (b), Philippe Foch (perc). Enregistré à Limoges en 1997.