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4
sur 5

Le troisième opus de la plus célèbre série persane de toute l’histoire du jeu vidéo se nomme non pas « Prince of Persia 3 » mais bel et bien Prince of Persia 3D. Devenu pourtant l’un des titres les plus mythiques, ce jeu n’avait en effet jamais dépassé le stade de la deuxième dimension. C’est à présent chose faite, pour notre plus grand plaisir. Car si l’environnement devient quelque peu modifié, l’esprit du jeu n’en reste pas moins inchangé. En d’autres termes, vous retrouvez le petit prince le plus maniable de la planète, doué d’une gestuelle à toute épreuve. A mi-chemin entre un pur jeu d’action et un jeu d’aventure, Prince of Persia 3D reste une valeur sûre.

Pour terminer chacun des niveaux, il faut ici effectuer une quantité impressionnante d’acrobaties, aussi physiques qu’intellectuelles. Dommage cependant que la progression du jeu se caractérise une nouvelle fois par une linéarité implacable. Quant au scénario, rien de plus classique : votre princesse se trouve prisonnière du crapuleux Rugnor et vous devez la délivrer. L’intérêt de Prince of Persia 3D tient en sa fascinante capacité à captiver l’attention du joueur, la moindre minute d’inattention pouvant être fatale. Premier défi : vous échapper d’une geôle. Avec pour seules armes vos muscles et votre cerveau. Sachez donc user avec parcimonie tant de vos forces que de votre intelligence. Il est parfois préférable de faire le mort plutôt que de tenter l’impossible. Avec un peu de chance, vous allez découvrir une potion vous rendant momentanément invisible. Toujours est-il que vous devrez prouver vos compétences sportives en la matière. Nul doute que les aficionados des deux premiers épisodes partiront favorisés.

Côté imperfections, Prince of Persia 3D accuse un graphisme parfois négligé, qui ne reflète malheureusement pas le niveau actuel des jeux d’action en environnement 3D. Même si les niveaux restent très variés et semés d’embûches, la qualité des décors n’en reste pas moins décevante. D’autant plus que le jeu nécessite une config plutôt musclée. Faut-il imputer ça à la programmation du moteur de jeu ? Va savoir. Reste que les possesseurs d’un Pentium II 266 comprendront rapidement qu’il est grand temps de changer la fréquence de son processeur, hélas… Autre déception : la gestion des caméra. Une fois de plus, les développeurs veulent bien faire en profitant de tous les angles de vue… et finissent par nous donner le tournis. Dommage, car la jouabilité perd de son efficacité. Pire, certains déplacements perturbent à ce point le moteur que l’on observe certaines saccades. Autant dire qu’au beau milieu d’un combat, vous risquez de perdre à la fois le nord et… la vie. En guise de consolation, votre prince se voit octroyer, outre son sabre fétiche, un arc, un bâton ainsi qu’une lame version double effet.