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sur 5

Que vous évoque donc le mot « Lego » ? Jeu de construction, ça va de soit. Mais au vu des premiers titres multimédia édités par Lego Media, nous aurions pu en douter… Fort de ce constat, le roi de la brique rouge nous gratifie enfin d’un véritable jeu de construction sur PC ! Lieu des travaux : un circuit de course. Type d’objet à concevoir : un engin à quatre roues. A vous de savoir si vous préférez que ce dernier ressemble davantage à un bolide respectant toutes les règles en matière d’aérodynamisme ou à une citadine se complaisant uniquement à satisfaire votre ego de pacha… Il vous suffit pour ça d’assembler les bonnes briques de couleur entre elles afin d’obtenir la voiture de vos rêves. Cela dit, ne vous y trompez pas : l’objectif de Lego racers consiste à remporter des courses. Autrement dit, évitez de construire un char d’assaut ! A tout moment, vous avez la possibilité de tester votre engin puis de rectifier, le cas échéant, certaines erreurs de conception. Une fois la construction du bolide achevée, il vous faudra faire vos preuves lors d’un championnat rassemblant sept circuits différents. Graphiquement, ces derniers ne payent pas de mine. Heureusement, ils sont parfois accidentés, ce qui renforce l’aspect fun de Lego racers. Afin de pimenter davantage la chose, les concepteurs ont ajouté une dimension action. Il est effectivement possible de lancer des projectiles, de laisser derrière soi une flaque d’huile ou encore de rattraper un concurrent au moyen d’un lasso. La course n’en devient que plus démente, surtout si vous engagez des parties à plusieurs. Le mode splité permet d’ailleurs de jouer à deux sans avoir recours à un réseau local.

Malgré un concept très efficace, Lego racers présente toutefois quelques imperfections. L’absence de gestion de collision d’abord. On imagine facilement l’explosion d’un véhicule, parsemant la route de dizaines de briques… comme dans la réalité du jeu de construction. Malheureusement, les seules briques disponibles sur le parcours servent de munitions pour détruire ou ralentir ses adversaires. Autre déception : l’absence d’éditeur de circuit. Là encore, c’est une faute relativement impardonnable pour un éditeur tel que Lego. Imaginez le nombre d’heures de jeu supplémentaires… Car après tout, si on nous prend par les sentiments, il n’est pas impossible que l’on ne retombe avec plaisir en enfance…