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3
sur 5

Incroyable : au XXIe siècle, Novalogic parie à nouveau sur son anachronique moteur 3D. Autant vous avertir, l’évolution graphique du Voxel 3D dans ce Delta force troisième du nom n’est pas flagrante. Ce qui ne nous empêche absolument pas d’apprécier le fait de retrouver les illustres forces d’intervention US, toujours dépêchées dans les zones troubles du globe pour anéantir les factions terroristes internationales les plus musclées.

Du neuf tout de même : le joueur peut dorénavant incarner cinq personnages différents, chacun d’eux ayant ses propres caractéristiques plus ou moins adaptées aux missions successives. On choisira par exemple Gas Can, qui manipule parfaitement les explosifs, pour les opérations de destructions massives. Ou Longbow, idéal pour les shooteries longue distance. Pratique courante dans cet opus, les amateurs de snipping apprécieront.
On avait déjà un assez vaste choix des armes dans les épisodes précédents, aujourd’hui on est pas loin de battre tous les records : du Barrett M82A1 (visée jusqu’à 1 500 m !) au Pancor Jackhammer en passant par le lance-roquettes AT-4 -sans compter le paquet d’explosifs dispos au catalogue-, une bonne vingtaine de pétards en tout genre compose l’arsenal du terrorist killer. Armés jusqu’aux dents, nos vaillants soldats sont aussi parfaitement équipés pour faire face aux pires conditions avec leur panoplie electro-high-tech dernier cri : équipement radio avancé, unité satellite de positionnement, détecteur laser, système de vision infrarouge, ordinateur portable, etc. Au total, le jeu solo compte quelque 50 missions (et un éditeur de mission pour les acharnés) dont une bonne vingtaine dispatchée dans les campagnes, en Afrique, en Amérique du Sud, en Indonésie.

Au premier abord, on est un peu déconcerté par les limites techniques du jeu, notamment par ces décors uniformes et minimalistes (voyez simplement le rendu des arbres, navrant !). Et le bât blesse franchement, dès les premières altercations, en matière d’intelligence artificielle ennemie. Non seulement les adversaires ne brillent pas par leur réactivité, mais il n’est pas rare de les voir scruter l’ouest benoîtement quand vous débarquez sans discrétion aucune à l’est avant de les abattre à bout portant.

Forcément, après avoir goûté aux prouesses techniques d’un Deux Ex, ça calme. Néanmoins, la magie Delta force opère encore et toujours. En misant totalement sur la jouabilité et le gameplay, quitte à négliger la réalisation technique et à faire une croix sur l’épate, Novalogic fait mouche. D’autant plus appréciable que les missions s’effectuent dorénavant autant à l’extérieur (de jour comme de nuit) qu’à l’intérieur des bâtiments. Bien sûr, là aussi on ne s’est pas trop foulé question variété et rendu des textures. Déco cheap et ultra-dépouillée au programme, mais qu’importe au fond puisque le résultat est assez prenant, captivant même lorsque des balles ennemies vous chatouillent la joue à intervalle régulier. Un maître-mot ici : jamais à l’abri ! Y compris camouflé dans les tentes au travers desquelles peut venir s’engouffrer une balle perdue. Pas aussi tactique et grisant qu’un SWAT 3, mais presque.

Dernière mise à jour significative : le jeu en réseau. Via Novaworld, Delta force : Land warrior se pratique également online, jusqu’à 32 participants par partie. Dans le même esprit, aucune révolution ludique en vue. Au programme : Deathmatch, Capture the flag et Coopération. RAS.