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5
sur 5

L’explosion du phénomène Commandos avait en son temps dessiné de nouvelles possibilités dans l’univers restreint du hardcore gamer. Quatre ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Ou presque. La Seconde Guerre mondiale bat toujours son plein, le troisième Reich file vers une victoire quasi absolue, doté d’une capacité de réaction hors du commun. En résumé, la situation est des plus critiques. Seule solution pour éviter la victoire écrasante de l’ennemi : recourir une fois de plus au béret vert Jack O’hara qui du haut de sa tour de commandement dirigera neuf soldats d’élites au travers de missions aussi diverses que le sabotage, la libération de témoins, la récupération d’informations… La routine en quelque sorte déjà éprouvée dans le premier opus qui trouve ici une nouvelle dimension, grâce notamment à une réalisation magistrale.

A une duplication pure et simple de la recette magique, les concepteurs ont en effet préféré développer les différentes pistes esquissées dans le premier opus. Résultat : la prise en main par un novice risque de se révéler catastrophique tant la somme de paramètres à prendre en compte est importante. Cependant, cette première étape passée, la richesse du gameplay devient rapidement évidente. Outre l’apparition de nombreuses armes et l’ajout d’un ou deux personnages un poil originaux (la vamp use de ses charmes pour endormir la méfiance adverse tandis qu’un chien amuse la galerie de ses acrobaties), l’évolution la plus notoire réside dans les interactions avec l’environnement. Il sera ainsi possible de marcher, courir, ramper, plonger sous l’eau, grimper sur un mur, mais aussi de conduire toute une armada de véhicules (tank, jeep, bateau, etc.) sans oublier une bonne dizaine d’actions variées (type crochetage de serrures, voler les habits d’un soldat ennemi, lui faire ses poches…). Bref, une somme d’événements qui combinés les uns aux autres ouvrent des perspectives tactiques quasi infinies, bien loin des solutions un peu fermées du premier opus.

Face à une telle prolixité, libre à vous de choisir votre méthode (douce, forte ou originale) pour parvenir à vos fins. Seul impératif à garder toujours à l’esprit : ne pas se faire repérer. Un objectif qui paraît en théorie évident mais qui se révèle en pratique un peu plus difficile à atteindre : les soldats ennemis sont non seulement dotés d’une très bonne vue mais aussi d’une ouïe très fine, toutes deux matérialisées par des zones plus ou moins colorées en fonction de leur densité. Au final, tuer un soldat à coup de fusil, l’estourbir ou le larder de coups de couteau peuvent avoir des conséquences différentes en fonction de l’environnement.

Autre point fort du gameplay, le déroulement même des missions inclut de nombreux rebondissements qui nécessitent de votre part une réaction rapide et réfléchie sous peine de voir en quelques minutes vos hommes tombés net les uns après les autres. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir ainsi ses objectifs changer du tout au tout en cours de mission. Si la difficulté est sans conteste au rendez-vous, certaines fonctionnalités offrent un meilleur contrôle de la situation comme la possibilité de splitter les caméras en fonction de vos soldats et de coordonner à la seconde près des actions éloignées de plusieurs kilomètres. A noter qu’il est maintenant aussi possible de faire tourner la carte selon les quatre points cardinaux pour l’extérieur, en vraie 3D dans les scènes d’intérieur. De quoi rapidement maîtriser le théâtre des opérations. Jouissif.