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3
sur 5

Fin de la campagne russe, juste avant la prise finale du Reichstag. Restent deux soldats allemands à abattre avant de pouvoir dresser le drapeau soviétique au sommet du bâtiment et clamer victoire. Problème : impossible de cliquer sur les deux mitrailleurs allongés en position tirs a proximité de l’édifice. Pas moyen d’intimer l’ordre à ses unités rescapées (infanterie, artillerie, chars) de les viser, la zone cliquable de l’énorme Reichstag recouvrant la leur, minuscule évidemment. Même les soutiens aériens, dont on peut -c’est pas si courant- user et abuser dans cette mission finale et décisive, ne viendront pas à bout de ces ennemis devenus, par négligence technique, comme des hologrammes. En éloignant ses unités du bâtiment, les deux soldats, jusqu’alors miraculés, finissent heureusement pas s’écarter de leur abri virtuel, mais le bug révèle les limites du STR 3D de Stormregion. Voilà pour les objections, car c’est bien le seul point noir d’un jeu tout à fait recommandable, même si l’on a déjà vécu virtuellement toute ses phases militaires historiques -D-Day, Stalingrad, les Ardennes…- une bonne dizaine de fois, sous tous les angles.

D’ailleurs, à tous les niveaux, Codename fait montre d’un traditionalisme imperturbable. A tel point que les cinématiques un peu poussivement décalées, où l’on voit un lieutenant flirter à répétition avec une soldate, apparaissent comme la petite touche de fantaisie qui redore assez maladroitement cet amas de conformisme pciste. Pour autant, qu’il s’agisse des graphismes (beaux décors), de la jouabilité (irréprochable), des missions (pas mal variées : bombardements, escortes, parachutages… ainsi que quelques objectifs secondaires et facultatifs), des unités (foisonnantes, notamment en ce qui concerne les véhicules) et des possibilités d’évolution (médailles et passages obligé à la boutique après chaque mission remplie pour gonfler les troupes), on peut difficilement reprocher quoi que ce soit à cet énième STR WWII. Codename profitant en outre d’une belle durée de vie puisque le jeu se divise en trois longues campagnes (Allemands, Russes et Alliés) assez distinctes.

Stormregion n’apporte donc rien de particulier au genre, si ce n’est une nouvelle valeur sûre du STR PC. Idéal pour réviser ses classiques dans les meilleures conditions. Pour gamers studieux, donc.