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Cette exposition revêt un caractère particulier car c’est la première rétrospective du peintre à Paris depuis 25 ans (Léger avait notamment été exposé à la Fondation Maeght en 88, au Musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq en 90, à Wolfsburg et à Bâle en 94).
Son œuvre est un pur éloge de la modernité : vers 1910, Léger s’implique dans la réalité à la fois physique et sociale de son temps. Il l’exprime en peignant la beauté des machines et des mécaniques complexes. Le peintre évoque également les éléments de la vie quotidienne, que ce soit par les architectures de la ville ou plus simplement par les objets.
Il s’inscrit enfin dans une démarche partagée par de nombreux peintres dont il est contemporain (il a fréquenté Delaunay, Chagall, Rousseau… pour ne citer que les plus connus) : créer un nouveau rapport à l’objet. Dans ses Notes sur la vie plastique, Léger explique que « l’élément mécanique n’est plus qu’un moyen et non un but (…). Si un objet, un sujet, est beau, il n’est plus matière première, il est valeur plastique, donc inutilisable ; on n’a qu’à regarder et admirer, il n’est même pas copiable ». (…) Un tableau doit être un événement organique ». (…)

L’originalité de cette rétro, c’est la diversité des supports d’expo. Car elle ne réunit pas seulement 117 peintures et 75 dessins, on y trouve également des photographies, des affiches, des maquettes, des manuscrits, des livres illustrés et des documents originaux. Histoire de pénétrer totalement l’univers du peintre, celui du voyage et des villes (Paris et New-York, entre autres) et celui plus surprenant de l’écriture.
Les toiles sont présentées chronologiquement pour que chacun puisse suivre l’évolution du style, la diversité des salles et des objets exposés. Reste enfin les superbes vues de Paris que l’on peut savourer à travers les baies vitrées de l’espace d’exposition. Tout est là pour vous permettre d’apprécier le plus simplement du monde cet artiste du monde moderne.

Centre Georges-Pompidou
jusqu’au 29 septembre 97