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4
sur 5

La création de Ramata Diakité va bien au-delà de la simple fusion. Il ne s’agit pas d’une rencontre de sons et de rythmes arbitrés par un savant mixage. La chanteuse s’inscrit dans cette lignée de chanteurs ou de groupes au Mali, à qui les sons techno, funk ou acid-jazz ne font plus peur. Née dans le sud du pays, Ramata devient chanteuse contre l’avis de ses parents. Mais poussée par une de ses tantes, chanteuse, produite par le même label, elle entame une carrière et enregistre une première cassette en 95. Na est son second album. Chaque morceau est le fruit d’une recherche enracinée dans une culture musicale diversifiée. Avec son compatriote Issa Bagayo, elle profite de l’expérience d’un Salif Keïta, voire d’un Mory Kanté, avec les stéréotypes de la fusion en moins. De plus, cette génération produit chez elle, au Mali. Dans le studio M’bogolan à Bamako. Base traditionnelle, guitare électrique ou acoustique, violon, et surtout une basse à l’effet spectaculaire… Cette musique augure peut-être de ce que seront les sons africains du troisième millénaire.