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2
sur 5

Bientôt Noël. Si vous voulez offrir (ou vous offrir) une compile de ce qui s’est fait de bien en révélation ces derniers temps, Ozark Henry est là pour vous ouvrir des pistes. Il ne nie pas ses influences et ses coups de foudre et cela s’entend tellement que ce serait difficile pour lui de nous mener en bateau.
On commence avec Eels. La voix, les cordes et la rythmique sont imprimés du style des torturés américains sur Radio (7.1.23.19.11.5.13.31) et Junkie show (1′ 30 de vrai faux live). Si ce n’était la voix qui lui fait défaut, on dirait bien du U2 sur Inhaling. Même schéma avec This hole is the whole et It’s a calling tout droit sortis de Music for the masses et Violator de Depeche Mode. La copie est flagrante encore sur Summer junkie (intro à la Propellerheads, suite piquée à Baby Bird -voix- et Divine Comedy -arpèges de piano et orchestre) et Love is free to interfere même si une touche personnelle apparait. Ce serait comme du Perry Blake après sa rencontre avec Nick Drake et Craig Armstrong.
Piet Goddaer (leader de Ozark Henry) se contente de reconnaitre que Massive Attack est certainement une référence mais que son but n’est pas de s’en approcher. A voir.
Heureusement, la personnalité de ce fils de musicien classique qui a appris la musique très jeune se révèle à nous avec Hurray goodbye, Ocean, le vaporeux Me and my sister (avec un peu de U2 tout de même) et les excellents Elvis is dead et Pilgrim (même si c’est un mélange de toutes les références précitées). Parvient alors à nos oreilles une pop music tout droit arrivée des années quatre-vingt pour les mélodies et les synthétiques sons de synthés (toujours Depeche Mode) mais avec le travail de rythmique et le goût pour les cordes des nineties. Un régal pour les trentenaires que nous sommes tous un peu mais un disque uniquement utile aux plus jeunes qui iront ensuite écouter les inspirateurs de ces Piet Goddaer et Filip Tanghe d’Ozark Henry.