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4
sur 5

Près de soixante années d’existence et toujours la pêche… l’Orquesta Aragón, formidable laboratoire de sons (ce sont eux qui ont inventé le chaonga, un rythme inspiré du folklore guinéen), acclamé de par le monde (l’Afrique est en pôle position, sa musique urbaine a beaucoup été marquée par les petites trouvailles de cette irrésistible bande cubaine), continue à chauffer les salles avec toujours autant d’aisance et de puissance, même s’il est vrai que les membres de la formation initiale n’y sont plus. A commencer par Orestes Aragón, le fondateur, mort en 48 et par Rafael Lay Apezteguia, son successeur, décédé en 82 et remplacé désormais par son fils au violon.
Charanga… son et guaracha convient quelques influences (le Brésil par exemple avec la samba cha) et quelques coups de cœur (la reprise notamment du titre Yaye boy qu’Africando avait récemment interprété en wolof) à venir faire bombance avec le cha-cha-cha dans une douzaine de titres, qui rappellent une bonne partie de leur répertoire plus que foisonnant (entre la fin des années 50 et le début des années 70 surtout). Pas de cuivres, puisque l’orchestre revient à ce qui faisait son charme à ses débuts (des voix, des violons, des rythmiques percus, un piano et une flûte). Quien sabe, sabe est un superbe album, qui marie merveilleusement la tradition à une certaine modernité et qui entraîne cruellement à la danse… Après vous, mes chers !