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4
sur 5

Les Gorky’s Zygotic Mynci, quoique discrets, ont toujours été présents sur la scène indé internationale. How I long to feel that summer in my heart est leur septième album, et le chanteur semble avoir 16 ans pour l’éternité. Les Gorkies comptent désormais Euros Child, Richard James, Megan Childs, Rhodri Puw et une nouvelle recrue, Peter Richardson. C. Gorwel Owen a produit le disque (il travaille avec le groupe depuis l’album Bwyd time paru en 1995) et il joue également sur ce disque. Depuis leurs débuts psychédéliques, une succession d’albums maniant l’électronique et l’acoustique pour produire des chansons enjouées et juvéniles, en anglais et en Gallois (ces jeunes gens viennent du Pays de Galles), les Gorkies se sont lentement mais sûrement dirigé vers une musique plus intimiste, plus folk, plus conventionnelle.

Cependant, en remisant les patterns disco et les gimmicks électroniques cheap, les gallois produisent désormais une pop-folk suave et lente, toute en harmonies vocales et arpèges mélodieux, vers un classicisme qui rehausse encore la qualité des compositions, que la production par trop démonstrative auparavant avait tendance à camoufler. L’expérimentation est devenue plus volatile et d’avantage d’importance est donnée au textes et aux mélodies.

De Where does yer go now et ses harmonies vocales en multicouches, qui apportent au morceau une ampleur et un lyrisme étonnant, à Dead aid, morceau dont l’aspect dépouillé renforce la sensation d’espace, en passant par Easy love ou Can Megan (morceau composé par… Megan), les Gorkies sont de plus en plus redevables de l’influence de la pop sixties californienne. Les Beach Boys, les Mama’s And Papa’s, les Everly Brothers hantent avec bienveillance cet album harmonieux et délicat.

Discrets, les Gorky’s Zygotic Mynci n’en continuent pas moins de progresser constamment dans l’élaboration minutieuse de compositions qui gagnent en ampleur à chaque nouveau disque. Le groupe continue ainsi son bonhomme de chemin avec une réussite renouvelée.