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4
sur 5

Deuxième album de Martin Gretschmann (après Panorama -1997), sur Payola, le petit label de post-rock qui monte. Il existe en effet dans l’obscure ville allemande de Weilheim une petite scène de groupes inventifs qui commencent à se faire connaître comme Tied & Tickled Trio, Village of Savoonga (dont Gretschmann est le sampling man) ou encore The Notwist (passé d’un style indie plutôt conventionnel à des ambiances plus novatrices).

La musique de Console, electronica délicate et mélodique, trouve sa voie entre Mouse on Mars, Turn On et Orbital. Rythmes décalés, ritournelles mélancoliques, on nage en plein rêve. Certains sons particulièrement inattendus (flûtes, cordes) donnent toute sa saveur à Console, bande son imaginaire d’une vie quotidienne paisible et fantaisiste (Delay dackle). Des couinements, des moogs tout doux (Crahscraft) transportent l’auditeur dans une pop électronique instrumentale unique et de grande qualité. Humaine, humble, non dénuée d’humour (Rocket in the pocket, electro cheap et séduisante), la musique de Martin Gretchmann est touchante et prouve -s’il en était encore besoin- que les machines peuvent faire rêver (quand on sait les programmer dans le sens du poil…). A découvrir et à suivre de près.