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Né à Harlem, marqué par les shows de l'Appolo Theater dans les années 50, ainsi que par les concerts du Herbie Mann Sextet -avec Carlos "Patato Valdés" et Willie Bobo- de Betty Carter et John Coltrane, Bobby Matos s'installe à Los Angeles où il joue et enregistre avec son Afro Cuban Jazz Ensemble depuis quatorze ans.
3
sur 5

(Cubop / Ubiquity)

1) God of the crossroads (R. Orchart) – 2) Chameleon (Hancock / Jackson / Maupin / Mason) – 3) Cafe con bagels (Matos / Cegarra) – 4) Mi guaguanco (R. Santamaria) – 5) The creator has a master plan (Sanders / Thomas) – 6) Chameleon – part 2 – 7) Ayo (Matos) – 8) Afro cubismo (trad) – 9) Bembe / The promised land (Matos / Almario) – 10) Chameleon – part 3 – 11) Groovin’ (Cavaliere / Brigati) – 12) Guiro elegua (trad).

Bobby Matos (perc, voc, bandleader) and Steve Baxter, Antoine Caito, Ismael « East » Carlo, Victor Cegarra, Roberto, Robertito Melendez, Manny Silvera, Louis Taylor, Michael Turre, Ray Armando, Miguel Cruz, Poncho Sanchez, Johnny Polanco, Art Webb et autres.

Né à Harlem, marqué par les shows de l’Appolo Theater dans les années 50, ainsi que par les concerts du Herbie Mann Sextet -avec Carlos « Patato Valdés » et Willie Bobo- de Betty Carter et John Coltrane, Bobby Matos s’installe à Los Angeles où il joue et enregistre avec son Afro Cuban Jazz Ensemble depuis quatorze ans. Le percussioniste et chef d’orchestre nous livre dans cet album un jazz afrocubain de toute beauté, fruit de sessions jamais publiées ou difficilement trouvables. Il s’agit de son quatrième album pour Cubop. On notera une reprise magistrale du Chameleon des Headhunters, arrangé de main de maître par Victor Cegarra et chauffé à blanc notamment par le ténor de Louis Taylor. De façon fort originale, Bobby Matos nous livre deux autres prises de ce même thème intitulées The tenor groove et The trombone groove où brillent respectivement Louis Taylor et Steve Baxter.

La reprise du tube des Rascals, Groovin’ vaut à elle seule le détour. Enfin, rendons hommage au talent d’arrangeur de Bobby Matos, notamment dans sa reprise du magnifique thème de Pharoah Sanders et Leon Thomas The creator has a master plan, où les cuivres sont absents. Assurément, un des meilleurs albums de latin jazz du moment.