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3
sur 5

Le dernier roman d’Eric Laurrent commence sur les chapeaux de roues. L’auteur ne s’embarrasse guère de préliminaires. Ce roman a la nervosité d’une petite sportive italienne, des accélérations fulgurantes difficiles à maîtriser. A l’image de ce cabriolet rouge conduit par Arthur Cleine lorsqu’il fuit Paris avec une femme, Pénélope, et l’argent de son patron, César Reynes. Mal leurs en a pris. Deux « porte-flingues » partent à leur poursuite entre Paris et Malaga.
Dans une atmosphère qui n’est pas sans rappeler celle des Tontons flingueurs, Eric Laurrent multiplie les rebondissements suivant « le principe de la réaction nucléaire », autrement dit celui d’une réaction en chaîne. C’est là un parti pris délibéré et revendiqué de manière à peine voilée. Car son objectif est de « repousser l’intrigue au second plan » afin de laisser au lecteur « la jouissance du style ». Il y parvient avec humour et légèreté.