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2
sur 5

Après Scream 2 de Wes Craven et Halloween 20 ans après de Steve Miner, deux suites respectables, voici Souviens-toi… l’été dernier 2 de Danny Cannon ! Il se trouve que le premier fut un véritable navet qui eut du succès outre-Atlantique. Mais chose encore plus incroyable que ce succès immérité, cette suite est plus réussie et ne se prend vraiment pas au sérieux (contrairement au précédent opus où les acteurs se livraient constamment à des grimaces affligeantes et inutiles)… de sorte à mieux anticiper notre réaction ? Non ! Sûrement pas… il s’agit simplement de nous faire passer un moment agréable.
Julie (Jennifer Love Hewitt), rescapée de la vague meurtrière qui avait décimé presque tous ses amis, ne fait plus que cauchemars sur cauchemars un an après, malgré le soutien de son ami Ray (le ridicule Freddie Prinze, Jr). Cependant, sa meilleure amie Karla (Brandy) va l’inviter à un séjour aux Bahamas afin qu’elle y oublie ses démons passés, en compagnie des escortes Tyrell (Mekhi Phifer) et Will. Malheureusement, le tueur-pêcheur Ben Willis va de nouveau sévir aux Bahamas à l’aide de son crochet meurtrier.
Souviens-toi… l’été dernier 2 tient du miracle : c’est une suite plus réussie que l’original. Cette réussite est due, notamment, aux personnages secondaires qui font un accueil assez insolite aux jeunes touristes. Le nouveau couple escortant notre héroïne, formé par Mekhi Phifer et Brandy, est également sympathique et le sourire nous vient facilement aux lèvres face à une réalisation décontractée qui n’innove en rien mais qui reste studieuse et homogène. Cette suite n’évite pourtant pas le ridicule par moments et les incohérences renforcées par des effets de peur parfois beaucoup trop prévisibles. De plus, la peur ne surgit pas toujours devant de somptueux décolletés qui se succèdent grâce aux deux vedettes féminines se livrant ici à un véritable « prêt à porter ». Souviens-toi… l’été dernier 2, faute d’originalité, respecte son but en partie grâce à une ouverture angoissante dans une église, à un hôtel se transformant au fur et à mesure en maison hantée et à la présence fantastique du vaudou expliquant l’inexplicable et sauvant in-extremis le film du grotesque.