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2
sur 5

Les Razmoket, pour ceux qui l’ignoreraient encore, c’est une bande de merdeux en culottes courtes. Moyenne d’âge de la petite troupe : un peu moins de deux ans. Ce qui ne les empêche pas de parler couramment entre eux (sans que les adultes les comprennent), d’expérimenter les moindres recoins d’un univers circonscrit au jardin ou à la maison, et surtout d’accumuler les catastrophes au grand dam de leur entourage. Pour leur seconde aventure au cinéma, les Razmoket envahissent notre chère capitale. Inventeur d’un dinosaure robotisé qui peine à fonctionner, le père de Casse-Bonbons doit en effet se rendre au sein d’Euro-Reptarland, un gigantesque parc d’attractions. Il en profite pour emmener avec lui sa famille et ses amis, dans l’espoir secret de trouver une femme pour Charles, son ami veuf, et, du coup, une nouvelle maman pour La Binocle. Pourvu que ce ne soit pas l’horrible Coco la Bouche, directrice du parc, qui, malgré sa haine des enfants, est en quête d’une famille, élément indispensable à sa quête de pouvoir…

Comme on peut le constater à la lecture de ce synopsis, les ressorts dramatiques sur lesquels reposent Les Razmoket à Paris sont plutôt du genre classique. Un gamin à demi orphelin, une mégère riche et hautaine, et, n’en doutez pas, un happy end bien convenu. C’est du Bernard et Bianca en plus léger, plus facétieux, mais moins travaillé au niveau de l’animation. Les recettes sont d’ailleurs proches de l’univers Disney, auquel les auteurs adressent quelques clins d’œil par-ci par-là, comme lors d’une séquence parodiant les célèbres pâtes aux chandelles de La Belle et le Clochard. Les chansons et autres péripéties gentillettes ne manquent donc pas. Les Razmoket ne prennent pas pour autant leurs jeunes spectateurs pour des créatures ignares et décérébrées. Si l’ensemble reste très attendu et un peu trop carré, les situations et dialogues font preuve d’une certaine inventivité, s’autorisant même un long hommage au Parrain de Coppola en ouverture et clôture du dessin animé. Une référence qui ne suffit pas à rendre la chose indispensable, mais qui permet aux adultes accompagnateurs de s’emmerder un peu moins.