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Nous avions déjà fait escale à Nîmes au mois d’août pour une exposition exceptionnelle de dessins présentée au Carré d’Art, la médiathèque : Au fil du trait, de Matisse à Basquiat. Cette fois, c’est de façon bien plus modeste que le Musée des Beaux-Arts expose des pièces rares de sa collection. De Vasari à Boucher : Dessins choisis de la collection, regroupe, en effet, dans une salle, une trentaine de dessins, pour la plupart, inédits.
Ici, le statut du dessin ne se pose pas comme on avait pu le voir dans la précédente exposition dans laquelle cette pratique atteignait la dimension d’œuvre. Réalisés à la mine de plomb, au fusain ou à la pointe sèche, il s’agit bien là de travaux de recherches de composition, de position des corps, de proportions… S’étendant sur un peu plus de trois siècles (du XVIe au tout début du XIXe) ces ébauches et études ont cette beauté particulière des choses simples et rares. Simples parce qu’il ne s’agit là « que » de recherches, rares parce qu’on les devine très fragiles, tant par leur support, abîmé par le temps, que par leur nature même de « brouillons » -instants de travail et de doutes- si peu destinés, à l’origine, à une cimaise. On se retrouve ainsi face aux hésitations des peintres, à leurs repentirs, qui nous rendent leurs œuvres plus proches.
Allez donc découvrir cette exposition dont chaque pièce présentée a fait l’objet d’une étude approfondie (que l’on retrouve dans le catalogue), et profitez-en pour parcourir le Musée des Beaux-Arts, récemment refait.