(...) Comment interprétez-vous les images d'archives de Charles de Gaulle qui apparaissent assez abruptement dans le film ?

Je pense que c'est simplement un moyen de dater la scène d'après. Du moins, c'est tout ce que j'en sais…

Maggie Cheung a dit que Wong Kar-waï dirige beaucoup ses acteurs. Il multiplie les prises jusqu'à obtenir la bonne. Etes-vous d'accord ?

Oui, il est très dur avec les acteurs. Il nous fait refaire la même chose encore et encore sans même nous expliquer pourquoi. Je n'arrive jamais à comprendre ce qui ne va pas. Ca fait tellement de temps que l'on travaille ensemble que j'ai fini par m'habituer à cette méthode. Je sais que ce n'est pas la peine de lui demander des explications quand il nous fait répéter ; il ne répond jamais. Parfois, c'est juste la position des corps qui ne lui convient pas.

Est-ce que ça a évolué depuis votre premier film avec lui ?

Pas du tout. C'est toujours la même chose. Je me souviendrais toujours du tournage de Nos années sauvages. C'était la première fois que je jouais dans un film de Wong Kar-waï. Dans une scène avec Maggie, je n'avais que deux lignes de texte à dire. Il m'a fait refaire la scène 27 fois ! Je ne sais toujours pas pourquoi… Je devais juste marcher et demander quelque chose à Maggie. Et le lendemain, nous avons recommencé la scène ! Mais, il faut avouer que quand je vois ensuite les rushs, je comprends souvent ce qui n'allait pas. Je remarque rapidement la mauvaise position de mon corps, par exemple.

Le tournage a été très long, interrompu plusieurs fois. Pensez-vous que votre manière de jouer a évolué entre le début et la fin ?

Oui. Au début, je cherchais à cerner mon personnage. Par la suite, j'ai cherché d'autres clés. J'ai ainsi trouvé la gestuelle du personnage au milieu du tournage. Après, ça n'a plus changé. (...)











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La critique de
In the mood for love