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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Pour son quatrième film, James Gray change de braquet : Two lovers est bizarre, flottant, indécidable, se refusant longtemps au spectateur partagé entre hébétement devant ce mélo un peu dérangé et reconnaissance d'une signature magistrale. A propos de James Gray, lire aussi notre dossier dans Chronic'art #50, en kiosque.
La sortie de "Mesrine" aurait dû créer l'événement absolu pour que ce second volet, à un mois d'intervalle, puisse nourrir un suspense conséquent. Or "L'Ennemi public" débarque après la demi-réussite de "L'Instinct de mort" et pourrait souffrir de cette étrange stratégie de diptyque.
Le film de Pere Portabella prend bien soin de dynamiter la distinction entre haute et basse culture, désignant la façon dont Bach peut tout aussi bien passer à travers une éducation comme au moyen d'une informelle sensibilité populaire.
Les Utopiales 2008, suite et fin : avant de ne devenir qu'une ondulation inaudible noyée sous les parasites, voici ce que la voix de Jeff Noon a eu le temps de nous dire... Quant à William Gibson, on l'attendait avec excitation, il nous rencontre avec indifférence.
"Frangins malgré eux" consacre les retrouvailles du carré magique : Will Ferrell + John C. Reilly + Adam McKay + Judd Apatow. Après l'intermède "Semi-pro", Ferrell et Reilly renouent avec leurs plus fameux pygmalions pour une comédie sur de vieux garçons.
Grâce à La Rivière empoisonnée, on a accès à toute une partie de la bande dessinée outre-Atlantique qui, loin de la vision d'une Amérique triomphante, met en scène le théâtre des sentiments humains avec une âpreté qui n'existe pratiquement pas en Europe.
La musique de Leone semble ne pas vouloir choisir entre pop progressive et électronique obsessive, et s'inscrit dans la grande tradition des inventeurs de mélodies fantastiques qui ont mis toute la technologie du studio à leur service. Il était en concert récemment à Paris.
Le père de Bashung, Murat et Dominique A... Au novice, on pourrait se contenter de décrire Gérard Manset ainsi. Mais à l'occasion de la sortie de "Manitoba ne répond plus", son 19ee album en 40 ans de carrière, prenons le temps de revenir sur l'homme et l'oeuvre, avec lui. Chronique + entretien fleuve.
La médiocrité pépère et inoffensive de "Max Payne", la tranquillité toute routinière avec laquelle il déroule son programme, tout cela en fait un parfait film-symptôme. Symptôme de quoi ? Explications...
Patricia Barber consacre entièrement son nouvel album au "giant" du "Great american songbook", deux ans après ses ambitieuses "Mythologies" inspirées de ses lectures d'Ovide. Impeccable.
La bouche métallique, sèche, tachycardie bien au-delà de la limite légale. Vision en bulle floue, bocal aux réminiscences calcaires et au poisson rouge flottant depuis bien trop longtemps sur le dos. "L'Ere de rien", les temps changent...
Après New York revisité, l'idée d'un jeu de course made in Rockstar hérité de "Fast and furious" et "Need for speed" dans une reproduction officielle de L.A. suscitait forcément la curiosité, l'appétit. Résultats des courses ?
Trois films qui décrivent la lutte pour la survie et l'affirmation de soi menée par trois personnages échafaudant des stratégies pour contourner une série d'écueils. Ressortie idéale pour mesurer à son origine la cohérence de l'oeuvre de Kiarostami.
Shooté en une vingtaine de jours par Brillante Mendoza ("John John"), cette plongée dans les entrailles d'un cinéma porno philippin bouillonne de pulsions, de crasse et de sexe jusqu'à déborder.
Le dernier Clint Eastwood est un film buté dans sa volonté méthodique de tout fouiller, ce qui le sauve de la moindre complaisance sans pour autant prétendre à la clairvoyance absolue.
"Dragon quest 4", qui satisfait d'une façon experte le désirs primaires de l'aventurier, est un exercice de pureté. Une pureté qui n'a rien de dangereuse : c'est le souffle d'air rocheux qui emplit d'une joie violente et soudaine les poumons du joueur / citoyen urbain.
Depuis "Suspicious river", elle s'est imposée comme l'une des meilleures romancières d'aujourd'hui, spécialiste du thriller d'ambiance trouble et névrotique. A l'occasion de la parution de "La Couronne verte", rencontre avec une authentique reine du trouble.
"La Beauté du monde", finaliste et grand perdant du Goncourt 2008, ne possède rien de la dextérité ni de l'ingénuité fictionnelle des écrits de Stevenson, qui influencent manifestement l'oeuvre de Le Bris.
Le label Versatile fait le point sur ses dernières années d'activité avec des versions plus ou moins exclusives de titres phares de ses artistes ; et Joakim a le cerveau d'un grand enfant, comme en témoigne la première compilation de remixes du géant de l'electro française.
Sous-titré "Chronique des années de plomb", "La Bande à Baader" ne s'intéresse qu'aux rapports de police, aux procès-verbaux ; c'est là, très bas, qu'il situe son ambition, et naturellement il ne regarde rien, et bien sûr il n'a rien à dire.
Le nouveau projet musical du tandem formé par Marie MÖÖr et Laurent Chambert, The Other Colors, vient sans doute creuser le sillon du travail qu'il a commencé depuis quelques années sous le nom de Rose et Noire. Chronique + entretien.
"Là où les tigres sont chez eux" est bel et bien une curiosité, sans doute l'un des livres qui a le plus fait parler de lui et qui s'impose en effet, après lecture, comme l'une des meilleures surprises de la saison. Prix Médicis 2008.
Chronique d'époque, regard sur trois décennies de vie sociale et idéologique, "La Meilleure part des hommes" est une sorte de roman choral dans lequel Garcia cherche à peindre une facette des années 1980 et 1990. Prix de Flore 2008.
Attendre. Trop tard, c'est aux antipodes de ce que tu pouvais espérer quand tu avais encore du temps pour rêvasser et les yeux brillants tournés vers ce que tu ne savais pas encore. Maintenant, il y a trop de choses que tu connais... "L'Ere de rien".
Des bureaux de la DGSE aux lambris des Ministères et des tabloïds british à la mort de Bérégovoy, Serge Bramly brasse vingt ans d'histoire de France dans un palpitant thriller à l'américaine. Et si les écrivains français se coltinaient de nouveau au réel ?
Figure historique du Nouveau Cinéma polonais, Jerzy Skolimowski revient avec "Quatre nuits avec Anna", quarante cinq ans après son premier film ("Rysopis / Signes particuliers : néant") et un repos de quinze ans (depuis "Ferdydurke").
Du temps de sa splendeur, Ridley Scott faisait office de maître-étalon et regardait son frangin Tony écluser l'auge de l'écurie Bruckheimer. Mais aujourd'hui, le cadet pige tout à nos sociétés réticulaires pendant que l'aîné s'embourgeoise dans ses effets baroques et s'encroûte en statue du commandeur.
Avec "Aux solitudes", le compositeur autodidacte Jean-Philippe Goude lâche un pavé dans la marre. Un monolithe étincelant qui n'éclaboussera sans doute qu'une minorité mais qu'importe. Chronique + entretien.
"Une tristesse est une joie passée", dit Will Oldham à un moment clé du très beau film "Old joy" de Kelly Reichardt. C'est un peu ce que l'on ressent en écoutant le huitième album de Damien Jurado.
Drôle de cinéaste passé de la gloire à la discrétion avant de se glisser comme un courant d'air entêtant et mystérieux dans la sélection officielle cannoise avec ce petit bout de film d'à peine une heure quinze. Chronique + entretien avec Eric Khoo à l'occasion de son passage à Paris.
Fouillant plus ardemment que jamais la matière du langage et ses innombrables crevasses et paradoxes sémantiques dans "La Confrérie des mutilés", Evenson multiplie les faux-semblants et les fausses pistes. Chronique + entretien avec authentique inclassable.
Après une série de disques un peu inégaux, le trompettiste Erik Truffaz revient en grande forme avec un projet-fleuve, "Rendez-vous" : trois villes, trois couleurs, trois disques, comme les nouvelles d'un recueil. Ethnique, beatbox ou électronique ? Notre conseil : prenez les trois, avant les concerts.
Compte-rendu quotidien, en direct de Nantes, de la 9e éditions des Utopiales, le festival international de la science-fiction, qui se déroule du 29 octobre au 2 novembre 2008.
La force d'Oliver Stone consiste à jongler entre l'idéal fonceur de Bush junior et celui, rationnel, de Bush senior. C'est évidemment réducteur comme un bon vieux film à thèse des années 70, mais ça a le mérite de l'efficacité.
"L'Ere de rien", c'est une personne qui, quand elle souhaite s'acheter un appareil photo numérique, coche les prospectus des magasins et compare ensuite, une fois à la Fnac, pour s'assurer qu'elle n'a pas été flouée sur les caractéristiques.
Avec "L'Année de l'éclipse", Philippe de la Genardière signe un roman qui abuse de la toile de fond historique, et dont le constat du néant des idées ne sonne pas vraiment juste.
Le Reality Festival est le premier festival international d'art consacré aux mondes virtuels. Chronic'art, partenaire de l'événement, a interrogé les artistes dont vous pouvez découvrir les oeuvres pendant toutes la durée du festival à Paris.
Après le surprenant reload orchestré par Martin Campbell, ce nouveau 007 a été confié aux bons soins de Marc Forster, petit cinéaste chichiteux qui cadre mal avec les impératifs bondiens. Résultat : pas un massacre, mais presque.
Depardon retrouve l'ampleur du premier film de la trilogie, renouant, d'une manière moins systématique, avec les tables de cuisine. Entre temps, cela dit, les choses ont changé, et c'est sans doute ce qu'il y a de plus émouvant ici.
Chronic'art #50, le magazine qui fait des jaloux Mois du film documentaire à la BPI (suite) Nuit Images Numériques au Festival International du court-métrage de Lille Radar Bros à la Bellevilloise
[19.11.08]
[20.11.08]