Will Self
No smoking
L'Olivier

Un mégot par-dessus la rambarde, et c'est parti pour 300 pages d'absurdités judiciaires et de frayeurs exotiques, entre Le Procès et Au coeur des ténèbres. C'est clair : Self reste le boss.
TOPS 10 PERSOS
William T. Vollman
Tristram

7 volumes, 900 pages pour la France : dans la ligne de Thoreau et d'Agee, Vollmann repousse les limites du débat moral en posant de nouveaux repères, entre expérience et leçon d'histoire.
Dominic Cooper
Vers l'aube
Métailié

Après, Le Coeur de l'hiver, Cooper nous renverse de nouveau dans une histoire brutale et simplissime, au plus près de l'âpre nature écossaise. Implacable.
Pierre Jourde
Paradis noirs
Gallimard

On parle souvent du polémiste, mais il ne faudrait pas oublier que Jourde est avant tout un remarquable romancier. Preuve avec ces Paradis labyrinthiques et obscurs.
Antonio Caballero
Un Mal sans remède
Belfond

Journaliste et dessinateur vedette en Colombie, Caballero est aussi l'auteur de cet unique roman, enfin traduit en français : une plongée hallucinée dans le Bogotá des seventies. Culte.
Lydia Millet
Le Coeur est un noyau candide
Cherche-Midi

Quasi-inconnue en France, Lydia Millet compte dans la littérature américaine d'aujourd'hui, et ce Cœur mi-fantastique, mi-métaphysique est une vraie bombe romanesque. Explosif.
Olivier Maulin
Petit monarque et catacombes
L'Esprit des Péninsules

Suite et fin de la trilogie d'Olivier Maulin, ou comment des bidasses en faction à l'Elysée sous Mitterrand rétablissent le Roi de France. Hilarant, anarchisant et indispensable.
Raymond Federman
Léo Scheer / Laureli

Mort en octobre dernier à San Diego, le bilingue et postmoderne Raymond Federman était un génie trop méconnu, et sa Fourrure décapante le prouve à nouveau. Il nous manque.
Matthieu Jung
Principe de précaution
Stock

En racontant les aventures d'un trader et de sa famille banlieusarde, le piquant Jung en dit plus sur la société d'aujourd'hui que tous les rapports de l'Insee. Le nouveau Houellebecq ?
Richard Millet
La Confession négative
Gallimard

On sait, Richard Millet sent le soufre. Il n'empêche que sa Confession négative est l'un des plus beaux livres en langue française sur la guerre et sur ce que c'est que d'être au milieu.