Même privé de salles, Southland tales (cf. Chronic'art #54) reste un des piliers des nos années 2000 tandis que The Box termine l'année en beauté : Kelly rules !
L'Inspecteur Harry noyé dans les limbes d'un crépuscule qui n'en finit plus d'éblouir : sous ses airs de série B expéditive, peut-être le plus beau Eastwood de la décennie.
L'adaptation des dernières semaines de la vie de John Dillinger par le plus grand cinéaste américain en activité : une traque sous hypnose à la beauté minérale et coupante.
Misère du cinéma français : bien qu'elle soit passée en courant d'air à Cannes, la beauté indicible du nouveau Resnais porte à bout de bras le poids de son éternel génie.
Longtemps que Pixar ne s'était permis un tel décrochage dans le roulis de ses masterpieces annuelles. Sous les rondeurs de l'enfance, un étrange chef-d'oeuvre endeuillé, d'une noirceur presque irréelle.
Il se passe décidément quelque chose au pays de Manoel de Oliveira et Pedro Costa : le frétillement onirique d'une nouvelle vague adorablement pop et mélancolique.
Marco Bellocchio termine la décennie en grandes pompes avec cet objet monstrueux, biopic mussolinien à la beauté insolente et fastueuse : l'ovni de 2009.
Le meilleur film tiré, à ce jour, du bourbier irakien n'est pas un film de guerre, mais une épure géométrique du cinéma d'action à la précision sidérante. En un mot : une bombe.