#01. RESIDENT EVIL 4 (Capcom)
Shinji Mikami reprend enfin les rênes de sa série fétiche. Résultat : un "Resident evil" méconnaissable, un "ride" puissant et immersif qui rend enfin justice aux slashers 70's, un ballet champêtre et funèbre avec des bouseux psychopathes gueulant "te voy a matar" et des moines lookés comme des sapins de Noël. De quoi vous faire passer l'envie de vacances en Espagne. Lire notre chronique sur Chronic'art.com.

#02. METAL GEAR SOLID 3 (Konami)
Reviendra, reviendra pas ? Kojima n'arrive décidément pas à se débarrasser de "Metal gear" qu'il utilise désormais pour étaler sa culture cinoche, répondre non sans humour à ses fans et détracteurs, et expérimenter tout et n'importe quoi. Bancal, prodigieux, énorme, bouleversant... Et en cadeau bonus : le plus beau personnage féminin de l'histoire des jeux vidéo. Lire notre chronique sur Chronic'art.com. Voir également Chronic'art #18.

#03. F.E.A.R. (Monolith Productions)
Sortie discrète en fin d'année pour le nouveau FPS des auteurs de "No one lives forever", entre les mastodontes "Quake 4" et "Call of duty 2", qu'il pulvérise pourtant, il faut bien le dire, à plate couture. Entre "Half life" pour le scénario, "Dark water" pour l'atmosphère et "Matrix" pour l'effet "bullet time" (une première dans le genre). Lire notre chronique dans Chronic'art #22, en kiosques.

#04. MARIO KART DS (Nintendo)
Après la semi-déception de l'épisode "Double dash", Nintendo lance à ses loyalistes un retentissant "Je vous ai compris" sous la forme de "Mario kart DS". Première occurrence de la série sur le terrain du online, le jeu concrétise le rêve de toute une génération. Pouvoir empaler ses amis à coup de carapace de n'importe quel endroit du monde, ça n'a pas de prix. Lire notre chronique sur Chronicart.com.

#05. KILLER7 (Grasshopper Manufacture)
Suda 51 et Mikami signent l'arrêt de mort du survival-horror avec ce jeu esthétisant, radical, poseur et schizophrène. "Killer7" revisite les conventions du jeu d'aventure-action, les souligne au gros marqueur rouge-sang et les fait exploser dans un déluge de couleurs flashy et de rires déments. Ca vaut le coup d'oeil. Lire notre chronique, ainsi que notre entretien avec James Clinton Howell sur Chronicart.com.

#06. BATEN KAITOS (Monolith Software)
RPG lo-fi et baroque, "Baten Kaitos" nous fait un très joli grand écart facial : combats gentillets vs. boss insurmontables, scénario archi-rabattu vs. plot-twist hallucinant, traditionnalisme vs. post-modernisme. On est loin du chef-d'oeuvre, mais à force d'hésiter en permanence sur son positionnement, tout ça finit par ne ressembler à rien de connu. Pas mal. Lire notre chronique sur Chronicart.com.

#07. WORLD OF WARCRAFT (Blizzard)
Blizzard peut déjà compter sur près de 5 millions de joueurs drogués à "WOW" dans le monde. wtf ? Tellement addictif que le développeur a du mettre au point, pour se protéger d'éventuelles attaques en justice, une application spéciale, destinée aux parents pour bloquer quand bon leur semble les connexions au serveur. lol. dsl.

#08. HALF LIFE 2 (Valve Software)
Difficile de faire l'impasse sur cette imposante suite du pionnier du genre FPS scénarisé. D'autant que "Half life 2" propose de vraies innovations (pistolet anti-gravité, domptage d'insectes, etc.) là où d'autres se contentent de gentilles feintes de gameplay ("Doom 3" et ses effets de lumière / obscurité) pour accroître l'immersion du joueur. Lire notre chronique sur Chronicart.com.

#09. GOD OF WAR (SCEA)
Ne pas se fiez à la mine patibulaire de Kratos le Sparte et à ses sales manies (mass-murders et tringlage de courtisanes topless) : "God of war", ça n'est que de l'amour, une ode au jeu vidéo d'hier et d'aujourd'hui parfaitement synthétisés par l'expert David Jaffe. Dommage que tout le jeu ne soit pas aussi inspiré que le désormais mythique premier niveau. Lire notre chronique dans "Chronic'art #20".

#10. FAHRENHEIT (Quantic Dream)
"Fahrenheit", haletant trip vidéoludique et grand pas en avant dans le genre narration interactive, ne marquera sans doute pas autant les esprits que "The Nomad soul" en son temps. Reste malgré tout avec cette belle ébauche de film-jeu la certitude que David Cage n'a pas dit son dernier mot. Lire notre chronique sur Chronicart.com.

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