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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Peter Bogdanovich était récemment invité par le Festival des Rencontres de la Seine Saint-Denis, qui lui consacraient une rétrospective. Plus qu'un excellent réalisateur, plus qu'un critique phare, il est avant tout un historien exceptionnel. Rencontre avec un immense passeur.
Bien loin des RPG "Xenosaga" et "Baten Kaitos", le studio Monolith Soft s'aventure, avec "Disaster : Day of crisis", sur le terrain de l'action-aventure en milieu naturel et déchaîné. Pari réussi ?
L'idée m'était venue en visionnant des comptes "Flickr" au hasard. Les photos standardisées sans le vouloir, les processus inconscients des images qui se succédaient d'un bout à l'autre de la planète, les mêmes visages lisses, les mêmes femmes maquillées... comme ça, "L'Ere de rien".
Avec "La Marge molle", drôle, cruel, délirant, maîtrisé, Johann Trümmel propose un premier roman irrésistible et dévastateur. Rencontre avec une véritable révélation de cette rentrée littéraire 2008.
Pitch improbable, mais belle chance aux chansons pour barbouzes qui s'abreuve à l'idée d'un cinéma de personnages comme la soif nous pousse vers une fontaine délaissée.
Pour ceux qui ne savent pas où donner de la tête face à l'oeuvre-monstre de Fleischer, "Le Carnet d'adresses" constitue la meilleure des entrées en matière. Les convaincus poursuivront le voyage avec son nouveau roman, "Prolongations".
Premier film de l'artiste britannique Steve McQueen, "Hunger" retrace l'agonie de Bobby Sands, activiste de l'IRA mort d'une grève de la faim dans les géôles nord-irlandaises. Imparfait, le film reste d'une puissance indéniable et surtout, le regard qui y est à l'oeuvre formule une vraie promesse. Chronique + entretien.
La gueule d'Ed Harris sur le corps de Vin Diesel. Curieux mutant que ce Jason Statham, petit kickboxer à tonsure qui traverse ses films comme une star des "X-Games" perdue dans "GTA"...
Plusieurs choses retiennent l'attention dans ce film de Wang Xiaoshuai, qui se présente a priori comme un mélo à la Zhang Yimou, avec jolie p'tite nenfant très malade et mère courage sur un lit de constat social sur les malheurs de la Chine...
Parce qu'il se rend immédiatement à une sécheresse narrative et formelle jamais vue dans le genre, Johnny Mad Dog, de Jean-Stéphane Sauvaire, s'impose immédiatement par delà de ce que son aspect sensationnel pouvait laisser craindre.
Deux jolis albums français qu'il ne faut pas rater : "Victor, Victor" de Maison Neuve, vraie petite "victoire" du songwriting français à l'américaine, et "A l'aveuglette" de Françoiz Breut, une invite au danger, à la limite, à la frontière, au devenir.
A quelques mois d'intervalle, la très fertile Eliane Elias nous revient avec deux projets bien différents ("Something for you" et "Bossa Nova stories"), encore que s'y repèrent sans doute à l'écoute des similitudes et des points pour jeter les ponts.
Ca avait commencé gentiment. L'essentiel était de ne pas se faire repérer. Prendre les habitudes qu'on voyait communes. Calage de la carte Navigo en fond de sac à main, histoire de passer "plus vite" aux tourniquets... "L'Ere de rien" vous veut du bien.
Pour son quatrième film, James Gray change de braquet : Two lovers est bizarre, flottant, indécidable, se refusant longtemps au spectateur partagé entre hébétement devant ce mélo un peu dérangé et reconnaissance d'une signature magistrale. Lire aussi Chronic'art #50, en kiosque.
La sortie de "Mesrine" aurait dû créer l'événement absolu pour que ce second volet, à un mois d'intervalle, puisse nourrir un suspense conséquent. Or "L'Ennemi public" débarque après la demi-réussite de "L'Instinct de mort" et pourrait souffrir de cette étrange stratégie de diptyque.
Le film de Pere Portabella prend bien soin de dynamiter la distinction entre haute et basse culture, désignant la façon dont Bach peut tout aussi bien passer à travers une éducation comme au moyen d'une informelle sensibilité populaire.
Les Utopiales 2008, suite et fin : avant de ne devenir qu'une ondulation inaudible noyée sous les parasites, voici ce que la voix de Jeff Noon a eu le temps de nous dire... Quant à William Gibson, on l'attendait avec excitation, il nous rencontre avec indifférence.
"Frangins malgré eux" consacre les retrouvailles du carré magique : Will Ferrell + John C. Reilly + Adam McKay + Judd Apatow. Après l'intermède "Semi-pro", Ferrell et Reilly renouent avec leurs plus fameux pygmalions pour une comédie sur de vieux garçons.
Grâce à La Rivière empoisonnée, on a accès à toute une partie de la bande dessinée outre-Atlantique qui, loin de la vision d'une Amérique triomphante, met en scène le théâtre des sentiments humains avec une âpreté qui n'existe pratiquement pas en Europe.
La musique de Leone semble ne pas vouloir choisir entre pop progressive et électronique obsessive, et s'inscrit dans la grande tradition des inventeurs de mélodies fantastiques qui ont mis toute la technologie du studio à leur service. Il était en concert récemment à Paris.
Le père de Bashung, Murat et Dominique A... Au novice, on pourrait se contenter de décrire Gérard Manset ainsi. Mais à l'occasion de la sortie de "Manitoba ne répond plus", son 19ee album en 40 ans de carrière, prenons le temps de revenir sur l'homme et l'oeuvre, avec lui. Chronique + entretien fleuve.
La médiocrité pépère et inoffensive de "Max Payne", la tranquillité toute routinière avec laquelle il déroule son programme, tout cela en fait un parfait film-symptôme. Symptôme de quoi ? Explications...
Patricia Barber consacre entièrement son nouvel album au "giant" du "Great american songbook", deux ans après ses ambitieuses "Mythologies" inspirées de ses lectures d'Ovide. Impeccable.
La bouche métallique, sèche, tachycardie bien au-delà de la limite légale. Vision en bulle floue, bocal aux réminiscences calcaires et au poisson rouge flottant depuis bien trop longtemps sur le dos. "L'Ere de rien", les temps changent...
Après New York revisité, l'idée d'un jeu de course made in Rockstar hérité de "Fast and furious" et "Need for speed" dans une reproduction officielle de L.A. suscitait forcément la curiosité, l'appétit. Résultats des courses ?
Trois films qui décrivent la lutte pour la survie et l'affirmation de soi menée par trois personnages échafaudant des stratégies pour contourner une série d'écueils. Ressortie idéale pour mesurer à son origine la cohérence de l'oeuvre de Kiarostami.
Shooté en une vingtaine de jours par Brillante Mendoza ("John John"), cette plongée dans les entrailles d'un cinéma porno philippin bouillonne de pulsions, de crasse et de sexe jusqu'à déborder.
Le dernier Clint Eastwood est un film buté dans sa volonté méthodique de tout fouiller, ce qui le sauve de la moindre complaisance sans pour autant prétendre à la clairvoyance absolue.
"Dragon quest 4", qui satisfait d'une façon experte le désirs primaires de l'aventurier, est un exercice de pureté. Une pureté qui n'a rien de dangereuse : c'est le souffle d'air rocheux qui emplit d'une joie violente et soudaine les poumons du joueur / citoyen urbain.
Depuis "Suspicious river", elle s'est imposée comme l'une des meilleures romancières d'aujourd'hui, spécialiste du thriller d'ambiance trouble et névrotique. A l'occasion de la parution de "La Couronne verte", rencontre avec une authentique reine du trouble.
"La Beauté du monde", finaliste et grand perdant du Goncourt 2008, ne possède rien de la dextérité ni de l'ingénuité fictionnelle des écrits de Stevenson, qui influencent manifestement l'oeuvre de Le Bris.
Le label Versatile fait le point sur ses dernières années d'activité avec des versions plus ou moins exclusives de titres phares de ses artistes ; et Joakim a le cerveau d'un grand enfant, comme en témoigne la première compilation de remixes du géant de l'electro française.
Sous-titré "Chronique des années de plomb", "La Bande à Baader" ne s'intéresse qu'aux rapports de police, aux procès-verbaux ; c'est là, très bas, qu'il situe son ambition, et naturellement il ne regarde rien, et bien sûr il n'a rien à dire.
Le nouveau projet musical du tandem formé par Marie MÖÖr et Laurent Chambert, The Other Colors, vient sans doute creuser le sillon du travail qu'il a commencé depuis quelques années sous le nom de Rose et Noire. Chronique + entretien.
"Là où les tigres sont chez eux" est bel et bien une curiosité, sans doute l'un des livres qui a le plus fait parler de lui et qui s'impose en effet, après lecture, comme l'une des meilleures surprises de la saison. Prix Médicis 2008.
Chronique d'époque, regard sur trois décennies de vie sociale et idéologique, "La Meilleure part des hommes" est une sorte de roman choral dans lequel Garcia cherche à peindre une facette des années 1980 et 1990. Prix de Flore 2008.
Attendre. Trop tard, c'est aux antipodes de ce que tu pouvais espérer quand tu avais encore du temps pour rêvasser et les yeux brillants tournés vers ce que tu ne savais pas encore. Maintenant, il y a trop de choses que tu connais... "L'Ere de rien".
Des bureaux de la DGSE aux lambris des Ministères et des tabloïds british à la mort de Bérégovoy, Serge Bramly brasse vingt ans d'histoire de France dans un palpitant thriller à l'américaine. Et si les écrivains français se coltinaient de nouveau au réel ?
Figure historique du Nouveau Cinéma polonais, Jerzy Skolimowski revient avec "Quatre nuits avec Anna", quarante cinq ans après son premier film ("Rysopis / Signes particuliers : néant") et un repos de quinze ans (depuis "Ferdydurke").
Chronic'art #50, le magazine qui fait des jaloux Portrait urbanisme à la Maison Européenne de la Photographie Carte Blanche à Pedro Costa au Nouveau Latina Corps Social au Nouveau Latina
[01.12.08]
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