Qu'est-ce qui va changer avec la PS2, console prétendument révolutionnaire ? Jusqu'à présent, on s'était contenté des commentaires recueillis sur la Toile lors du lancement de la bête au Japon et aux Etats-Unis. Des impressions mitigées à propos d'une machine qui ne ferait finalement que ravaler les façades sans bouleverser des concepts ludiques déjà bien rodés sur les générations 32 bits. Une seule solution pour se faire une véritable idée des capacités de la nouvelle venue : débarquer chez Sony pour tester la console la plus branchée du moment.

Le plus gros atout de Sony pour lancer sa petite dernière, c'est indéniablement son génie marketing. Ses pubs décalées et branchées, signées par des pointures "underground" -Cunningham pour la PS, Romero pour Resident evil 2 et, enfin, Lynch pour la PS2-, et sa grande habileté à entretenir le buzz grâce à des stratégies difficiles à appréhender -le système de réservation. Soit. Comme on ne peut parler indéfiniment dans le vide, on est allé chez Sony France pour voir ce que la bête avait dans le ventre. Avec quelques a priori, il faut bien l'admettre, on a lu la presse et ses nombreuses critiques depuis le lancement de la PS2 au Japon. On n'a pas vraiment touché le pad, mais on a guetté avec toute la malveillance qui nous caractérise la moindre trace de scintillement et de pixellisation... Résultat des courses avec les premières grosses sorties ludiques accompagnant la naissance de la PlayStation, deuxième du nom.

La DreamCast proposait Soul calibur lors de son lancement, la PS2 nous ressort de derrière les fagots l'énième mouture du légendaire jeu de baston, Tekken. L'occasion d'admirer les écrans de présentation de la console, d'une sobriété exemplaire, très "adult-gaming", à l'image du design de la machine et de son packaging. Puis, l'intro de TTT, magnifique. Du John Woo sous speed. Impressionnant, comme toujours chez Namco. Rien à redire, mais pas de grande avancée par rapport à ce qu'on avait pu voir sur PS1. Un taux de compression moins visible, peut-être. Même topo s'agissant des écrans de présentation du jeu : on reste en terrain familier. Quant aux combats, ils sont un peu trop statiques comparés à ceux de Soul calibur ou DOA2. Pas de grande claque visuelle, malgré l'absence de réels défauts graphiques. C'est de la belle ouvrage, dans la lignée esthétique de Tekken 3. Quelques effets climatiques plutôt impressionnants -des flocons de neige notamment-, des arrière-plans plus vivants mais sans possibilités apparentes d'interactivité. Et un concept à peine renouvelé, qui permet d'alterner les combattants. Nous y reviendrons bien sûr plus en détails à l'occasion d'un test, mais TTT semble être le jeu le plus probant de la première fournée PS2, même s'il risque de laisser sur leur faim les possesseurs des trois précédents volets. Une bien belle "compile" qui synthétise l'historique de la licence, ce qui n'est déjà pas si mal... (...)







Souriez, vous ne jouez pas à la console
La nouvelle console Sony compte bien s'imposer comme l'étalon or d'une nouvelle génération de loisirs.




On a (presque) tout essayé !
Avant la date de sortie officielle, débarquement chez Sony France pour tester la machine.




Commentaires du bout du monde
Un hardcore gamer américain et un autre japonais nous dévoilent leurs impressions.




Paroles d'éditeur
Comme beaucoup d'autres éditeurs, Infogrames accompagnera les premiers pas de la PS2. Entretien.
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Tekken tag tournament


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