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La musique de Salaryman semble prendre source dans des univers sonores qui dépassent largement la simple sphère électro.
Howie : Si l'on cumule les goûts des quatre membres de Salaryman, on aboutit à un éventail musical extrêmement ouvert. La musique électro n'est qu'un ingrédient dans le ragoût que nous servons aux gens... Il y a aussi du punk-rock, du rock'n'roll première génération, de la musique classique, des musiques ethniques... Maintenant, s'il faut s'en référer uniquement à la musique électronique, il est clair que nous apprécions Kraftwerk, Can, Aphex Twin, Suicide, Orbital...
Rose : Le son de Salaryman, c'est ce que vous obtenez lorsque vous confiez des synthétiseurs et des machines à un groupe de punk-rock.
Vous continuez de jouer du rock "à guitares" sous le nom de Poster Children. Est-il facile de garder un peu de fraîcheur avec ce genre de musique ?
Honnêtement, ça ne nous pose aucun problème. Quand on passe une moitié de l'année à se balader avec des claviers et des télévisions, il est particulièrement sympathique de prendre une guitare électrique et de mettre le volume à fond... Toutes les nouvelles musiques que nous avons découvertes en Europe -et particulièrement dans le domaine de l'électro- ont vraiment eu un effet étrange sur Poster Children. Lorsque nous nous sommes attelés au dernier album, nous étions surexcités à l'idée de nous immerger de nouveau dans l'univers des guitares... C'est un défi passionnant que de vouloir proposer une musique rock intéressante. Ce plaisir-là est loin d'être altéré : notre expérience avec Salaryman n'a fait que le renforcer.
La musique électronique véhicule souvent une obsession assez pénible de la nouveauté. Ça ne semble pas être votre cas.
Etre moderne à tout prix n'est pas notre souci majeur, c'est clair. De toute façon, je ne pense pas que nous en ayons les moyens : nous ne sommes pas assez bons musiciens pour ça... Nous avons simplement devant nous des outils qui produisent du bruit, et nous les triturons jusqu'à ce que nous estimions que ça sonne bien. (...)