(...) Dans la musique folk américaine, qui sont vos principales influences ?

Je suis tenté de dire que vous feriez un meilleur boulot que moi pour repérer ces influences dans ma musique. Est-ce que ça a seulement un sens ? Je préfère parler d'une influence globale de la musique folk -celle de la performance solo. Bien que je ne joue pas exclusivement seul, c'est ce qui ressort le plus dans mes concerts. Dans cet ordre d'idées, j'ai toujours été impressionné par cet état d'esprit solitaire chez John Fahey. Qui d'autre me fascine pour sa capacité à embrasser tout un univers au travers de ses performances solo ? Il n'y a pas que des musiciens folk : Skip James, Mississippi John Hurt, et Blind Willie Johnson, sans doute, mais aussi Loren Mazzacane Connors, Derek Bailey, Steve Lacey, Sven-Ake Johansson, Mats Gustafsson, et plein d'autres encore...

Comment travaillez-vous, comment composez-vous ? Quelle part est laissée à l'improvisation dans votre travail ?

Ca change pour chaque disque, que je le veuille ou non ! Je ne compose jamais sans imaginer à l'avance la forme finale de mon travail ; je pense déjà aux musiciens qui s'y colleront, quels seront les arrangements. J'aime bien travailler sur la musique pendant l'enregistrement, si bien qu'une bonne partie du travail sur l'album est réalisée pendant le passage en studio. Quant à l'improvisation, j'obtiens également des résultats de cette façon, et en ce sens, cela s'en ressent dans le processus de composition. Et puis j'aime bien jouer et enregistrer avec des improvisateurs (Mats, Noël, Quentin, Tony Conrad). De cette manière, même si l'improvisation n'a pas de place centrale dans mon propre jeu, elle a tendance à paraître évidente lorsque je me produis sur scène avec un groupe.

Travaillez-vous beaucoup votre jeu de guitare ? La technique du finger-picking est-elle idiosyncrasique pour vous (si je puis m'exprimer ainsi) ?

En fait, je travaille par périodes, brèves et intensives. Des fois, je ne touche pas à une guitare pendant un mois. Mon jeu en finger-picking (bien que je n'utilise jamais d'onglets) est idiosyncrasique pour la simple et bonne raison que je suis incapable d'approcher le style de quiconque d'autre ! (...)











Le post-rock et après ?
Un état des lieux du Post-rock s'impose.




Rock in America
Quelques mots de John Herndon, claviériste de Tortoise.


Doug Mc Combs
Quelques mots de Doug Mc Combs, bassiste de Tortoise.






The magic touch
Rencontre avec David Grubbs, émule du finger-picking.








Les free-lance de Chicago
Interview de Rose Marshall et Howie Kantoff, de Salaryman.













La communauté qui vient
A l'occasion des deux concerts de A Silver Mt Zion, petite exploration guidée du microcosme Constellation.






Interactions
Mise à jour de quelques échanges fructueux entre post-rock et musique électronique.
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