Rencontre avec David Grubbs, émule du finger-picking et du song-writing, activiste du beau et du compliqué mélodieux, dont le dernier album semble cependant marquer un retour sans complexe aux sources folks et chantées de la musique américaine.

Après une enfance de l'art punk-rock dans les groupes Squirrel Bait et Bastro, et une adolescence romantique et expérimentale dans Gastr del Sol, David Grubbs a entamé une carrière solo florissante : un magnifique album instrumental (piano, guitare acoustique, guitare électrique), entre Satie et triple salto, sur Table of Elements (Banana cabbage, Potato lettuce, Onion orange), un album de folk-songs complexes mais mélodieuses sur Drag City (The Thicket), une collaboration littéraire et musicale avec les musiciens français du label français Rectangle (The Coxcomb) et un dernier album, The Spectrum between, mariant song-writing et guitare en bois, de facture sobre et émotionnelle. De ce parcours pyramidal vers la pureté et l'introspection, on retiendra que David Grubbs a toujours été au bon endroit au bon moment, distillant sans prétention son talent unique là ou l'activité artistique était à son plus haut. Aujourd'hui résidant à New York, il revient sur son activité de musicien.

Chronic'art : Avec The Spectrum between, vous semblez être revenus à des idiomes musicaux plus traditionnels (folk, pop, chansons). Au fil de vos albums, était-ce un besoin de retour aux sources de la musique américaine ?

David Grubbs : Avec The Spectrum between, je vois davantage un retour aux mots, un retour à la primauté des paroles. Je ne dirais pas que l'album appartient à un idiome de musique traditionnelle.

A l'instar de ce qu'a déjà fait Jim O'Rourke, seriez-vous capable de réaliser un véritable album de pop ? Etes-vous inspiré par ces musiciens de pop "parfaite" (Bacharach, Brian Wilson) ?

Je suis bien trop modeste pour répondre à la première partie de la question. Sans aucun doute, j'adore la majeure partie de la musique de Brian Wilson, mais sa supposée perfection -un terme dont on pourrait débattre- n'est pas ce que j'admire le plus en elle. J'adore son aspect sublime, d'autant plus lorsque l'on sait les conditions extrêmes dans lesquelles elle a été écrite. La perfection n'est pas un mot que j'emploie d'habitude pour parler de musique. (...)











Le post-rock et après ?
Un état des lieux du Post-rock s'impose.




Rock in America
Quelques mots de John Herndon, claviériste de Tortoise.


Doug Mc Combs
Quelques mots de Doug Mc Combs, bassiste de Tortoise.






The magic touch
Rencontre avec David Grubbs, émule du finger-picking.








Les free-lance de Chicago
Interview de Rose Marshall et Howie Kantoff, de Salaryman.













La communauté qui vient
A l'occasion des deux concerts de A Silver Mt Zion, petite exploration guidée du microcosme Constellation.






Interactions
Mise à jour de quelques échanges fructueux entre post-rock et musique électronique.
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